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jeudi 13 novembre 2008

L'avez-vous déjà lue ?
Duchesse Edmée de la Rochefoucauld.

 

Merci, Madame… *


* Article publié le mercredi 26 juin 1989 dans le quotidien régional « Le Journal de Toulouse ».


Edmée est née à Paris où elle apprend la peinture avec Levy-Dhurmer, elle publie ses premiers livres en 1926. En 1927, elle commence une campagne féministe et dirige le journal « L’Union nationale pour le vote des femmes ». Elle écrit multitude de poèmes, certains sous le pseudonyme de Gilbert Mauge et donne de nombreuses conférences littéraires en Europe, en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Canada, en Afrique de la langue française, au Japon, en Turquie, etc. Elle sera membre du jury Fémina en 1944, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique en 1962, co-directeur de la « Revue de Paris » de 1960 à 1969. 
Dans « Pluralité de l’être » (Gallimard, 1957), alors que nous nous croyons singulier, Edmée nous montre au pluriel nos incohérences, les personnages complexes qui composent notre théâtre intérieur, avec une lucidité étrange admirablement servie par une érudition jamais ostentatoire…
Avec « Stupeurs » Grasset, 1972), elle nous entraîne dans une réflexion sur le regard d’Autrui, sur notre comportement dicté même par le jugement de l’Autre, ce même Autre pouvant être à l’occasion nous-mêmes, personne n’échappant au rôle de spectateur…
« L’angoisse et les écrivains » (Grasset, 1974) lui permet de décortiquer le processus de création littéraire chez Paul Valéry qui fut son ami, chez Marcel Proust et chez Molière, trois grandes victimes de l’angustia. Elle y fait montre d’un grand art littéraire !
« De l’ennui » (Grasset, 1976) nous mène, après une étude sémantique, à nous interroger : l’ennui n’est-il pas le propre de l’homme ? Tous en ont parlé, tous l’ont connu. Certains l’affectionnaient, d’autres l’abhorraient mais tous ont eu, un jour, à le vivre. Edmée a cueilli, crayon à la main – du moins c’est comme cela que je l’imagine -, mûrs à point, des bouts de poésie, de courtes citations, de splendides extraits d’auteurs qui se sont épanchés sur le sujet. L’homme ne se donne-t-il pas des buts, des occupations, toute sa vie durant pour uniquement surseoir à l’ennui qui viendrait sinon, morose comme un linceul ?
En lisant « L’acquiescement » (Grasset, 1978), nous sommes conduits à nous interroger sur l’acceptation de notre propre sort, de notre destin, sur nos aspirations illusoires, sur les fois innombrables où nous disons « Oui ! ». Elle écrit là sur un ton doux-amer et met en exergue nos vanités et nos goûts convenus, nous faisant douter jusqu’à l’utilité de la vie en évoquant un thème qui lui est cher : l’obsédant changement…
Indubitablement lectrice insatiable, elle illustre ses textes d’une qualité rare, de fragments empruntés à un riche Panthéon. Elle jongle ainsi avec l’attention du lecteur, jouant de leur complicité tacite pour mieux signifier le fond de sa pensée…
Pour en arriver à « Courts Métrages » (Grasset, 1970) et « Courts Métrages II » (Grasset, 1980) où elle narre délicieusement de chères rencontres. Caméra au bout de la plume, elle nous invite à revoir, réentendre des écrivains notoires, des savants, des personnalités attachantes. Rencontres aimables, la courtoisie est de mise et l’affection au bord des mots. Elle fait apparaître les lieux, les senteurs et les lumières comme par enchantement. De véritables reportages littéraires…
Dans ses ouvrages d’une prose irréfutable, elle fait œuvre d’anthropologie littéraire. Moraliste et philosophe, tour à tour, elle décline, avec un savoir encyclopédique et à tous les temps du passé, du présent et du futur, le verbe « aimer »… pour dire son grand amour de la littérature, de l’écriture et des écrivains. Elle vous inoculera un virus, en voyageant, celui de la lecture-plaisir. Allègrement et sans affectation, le choc des mots, le poids des idées.

On parlait du plaisir de la table, elle nous apprend qu’il existe aussi celui, simple mais combien voluptueux, de LIRE... Merci Edmée ! Patrick Besset.

Edmée nous a quittés le 20 septembre 1991, offrant la possibilité à un écrivain de se faire remarquer pour son premier roman, grâce à l'attribution, depuis 2000, d'un prix littéraire qui porte son nom.



 Pour en savoir plus, n'hésitez pas : envoyez un courrier électronique à Patrick Besset sinon flashez le "QR code" avec votre smartphone ou cliquez dessus...

Bulletin météorologique du jour et des suivants car un écrivain averti en vaudrait deux !




Si le temps est à l'orage, emparez-vous d'un recueil de nouvelles joyeuses, vous pourrez toujours entendre les récriminations de votre compagnon ou de votre compagne qui s'époumone dans la pièce voisine sinon votre descendance qui s'étripe à l'étage.
Si la pluie mouille le jardin, lisez des bandes dessinées, des recettes de cuisine ou des magazines automobiles afin de moins vous mortifier...
Si une éclaircie pointe à l'horizon, saisissez le bouquin abandonné l'avant-veille pour vous installer confortablement devant la vitre du salon.
Si le soleil perce au travers des nuages, prenez un des titres que je vous recommande et jetez dans les cendres de la cheminée une mèche de vos cheveux pour conjurer le mauvais sort... mais de grâce, lisez, lisez encore, lisez toujours.

Il n'y a pas que le sexe ou le travail dans la vie, pas plus qu'il n'y aurait que des bons ou des méchants autour de vous...

Vous lisez ? Un peu, beaucoup...

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Playing for Change : un succès planétaire !

Playing for Change est un projet musical multimédia qui met en scène des musiciens des quatre coins du monde pour diffuser un message de paix. En mars 2005, Mark Johnson, ingénieur du son et réalisateur, filme le guitariste et chanteur Roger Ridley dans les rues de Los Angeles, interprétant Stand by me. Il décide alors d'ajouter à cette même chanson d'autres musiciens dont Grandpa Elliot à la Nouvelle-Orleans avec sa voix chaude, en superposant leur interprétation à celle de Roger Ridley.

Il part alors avec son équipe à Barcelone, où il enregistre notamment Clarence Bekker sur Stand by me avant de partir pour l'Afrique du Sud, l'Inde, le Népal, le Proche Orient afin d'enrichir Stand by me et d'autres chansons créées sur ce même concept. La vidéo officielle de Stand By Me compte aujourd'hui plus de 39 millions de visites sur Youtube et Dailymotion (actualisé en 2012).

Stand by Me (Reste près de moi) est une chanson interprétée par Ben E. King alias Benjamin Earl Nelson (1938-2015), composée et écrite en 1961 par lui-même avec Jerry Leiber (1933-2011) et Mike Stoller (1933- ..).

La Fondation Playing for Change est une organisation à but non lucratif destinée au développement d'écoles de musiques à travers le monde. En 2008, une première école de musique est créée par la Fondation à Guglethu, (Ntonga Music School), dans la banlieue de Cape Town, en Afrique du Sud. En 2010 deux écoles de musiques construites et ouvertes: L'École de Musique et de Dance Bizung, à Tamalé (Ghana), L'École de Musique de Kirina (Mali). La Fondation Playing for Change développe des programmes éducatifs au Népal à Tintale (Katmandu) et au Rwanda (Intore Cultural Center) en collaboration avec d'autres organisations.
La formation musicale " The Playing For Change Band " sera en tournée à travers le monde dès février 2012. On y retrouvera Mohammed Alidu (percussions - Nord du Ghana), Clarence Bekker (voix - Pays-Bas/Surinam), Grandpas Elliot (voix/harmonica - Nouvelle-Orléans), Mermans Kenkosenki (voix/percussions - République Démocratique du Congo), Jason Tamba (guitariste - Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo) et Titi Tsira (voix - Gugulethu, township du Cap-Occidental, Afrique du Sud).

D'autres chansons sont rassemblées sur un cd/dvd produit en collaboration avec Concord Records, sorti en avril 2009 aux États-Unis. En 2010, un deuxième album sort, Playing for Change Live, qui réunit des artistes du monde entier sur scène. En 2011, un troisième album sort, "PFC 2: Songs Around The World".

Le documentaire "Playing for change : Peace trough music", (83 min) réalisé par Mark Johnson et Jonathan Walls est un voyage musical sur quatre continents qui relate la réalisation de ces chansons autour du monde, nous mène à la rencontre de musiciens de divers horizons, évoquant la réalité dans laquelle ils vivent et contemplant le pouvoir de la musique en tant que vecteur universel de paix. Le film est d'abord présenté en 2008 dans une version inachevée au Festival du Film de TriBeCa, à New York, avant d'être diffusé dans une version courte (57min), en été 2009 sur le "Public Broadcasting Service" (PBS) - réseau de télévision public à but non lucratif avec 354 stations de télévision membres aux États-Unis qui le détiennent en propriété collective. La version finale (83 min) est sortie aux États-Unis en octobre 2009 aux États-Unis en DVD en septembre 2009.


Pour vous, selon les circonstances, écrire correspond à...



. une vraie corvée qui vous pourrit la vie ? Vive le dictaphone, le téléphone sans fil et votre webcam...


. une étape obligatoire dont vous vous accommodez pour rédiger un rapport, demander une augmentation de salaire, vous plaindre d'un commerçant malhonnête ou dénoncer un voisin trop bruyant ?


. une activité archaïque, de la nostalgie au charme suranné qui vous ramène au temps de votre enfance, à l'époque des pleins et des déliés, du porte-plume, des plumes Sergent-Major et du bonnet d'âne ?


. un simple plaisir qui vous rend heureux, en maniant le verbe et la langue, afin de faire de belles phrases pour offrir de beaux voyages imaginaires à vos correspondants coincés dans la routine du quotidien ?


. une véritable drogue, vous êtes graphomane ? Pas un jour, pas une heure sans une ligne dans votre journal, sur l'écran d'un de vos ordinateurs, sur une feuille blanche, sur une page de carnet, dans la marge du journal parcouru en buvant votre café noir.


. une religion païenne ? Tous les jours, vous remerciez le ciel d'avoir permis aux sumériens des temps Anciens de vous léguer une si belle invention.

... dîtes-moi donc à quoi correspond, pour vous, le temps passé à écrire ?

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Merci Jacquie !


Jacquie Lawson e-cards

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Enfin libre ? Plus de temps libre pour pouvoir écrire, presque zen. Vive l'Euro Millions !




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Voici quelques destinations intéressantes, drôles parfois :

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