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mercredi 4 janvier 2012

« L'Étranger » d'Albert Camus : un vrai chef d'oeuvre littéraire qui peuple nos bibliothèques, hante nos mémoires, interpelle nos consciences depuis 70 ans...

Livres 


Un millésime de 1940...


L'ombre de Meursault *



* Article publié le samedi 25 novembre 1989 dans le quotidien régional « Le Journal de Toulouse ».


Albert Camus, à 44 ans, devint le plus jeune Prix Nobel de Littérature après Rudyard Kipling. C'était en 1957... Trois ans plus tard, le 4 janvier 1960, une Facel Véga cogne deux platanes. Il était 13h55, aux environs de Villeblin, sur la R.N. 5 au lieu-dit «
Le Grand Frossard ».       



Albert Camus, Michel et Janine Gallimard
     Depuis 1935, il écrivait dans ses « Carnets » et réfléchissait sur une certaine conception de la vie et de la mort. Il acheva un roman : « La mort heureuse » mais ne le donna jamais à lire. Il sera publié en 1971, après sa propre mort. Il l'avait laissé pour écrire ce fameux récit : « L'étranger ». Terminé en 1940 et publié chez Gallimard en juin 1942, il fut un best-seller de l'époque. Aujourd'hui, quel est le collégien qui ne l'a pas lu ? Qu'il lève le doigt !
    « Aujourd'hui, Maman est morte ». Boum ! La première phrase sonne comme un coup de canon. Elle est surprenante... tout autant que celle par laquelle Proust démarre son « À la recherche du temps perdu ».
 

Le 7 novembre dernier, il aurait eu 76 ans...
     Meursault vient d'apprendre que sa mère n'est plus. Il fait le voyage vers Marengo, à deux kilomètres d'Alger, vers l'asile où sa mère s'est éteinte. Il ne voudra pas la voir une dernière fois, il fumera une cigarette devant la bière, sans pleurs... L'enterrement sous le soleil torride comme une épreuve. Le retour au quotidien morne. Les retrouvailles avec Marie au corps délicieux, les voisins de palier pitoyables, les repas chez Céleste, les conversations avec Raymond Sintès, souteneur de pacotille. Un dimanche voit Meursault et Marie sur la plage; Raymond, Masson,  un de ses amis, une petite femme ronde, tous trois avec eux. Baignades, insouciance, repas « trop » arrosé... La rencontre avec le frère de la maîtresse de Raymond se soldera par un mauvais coup de couteau. Par d'étranges circonstances, Meursault revient plus tard sur les lieux et là, avec le révolver de Raymond... un coup, puis quatre autres sur l'Arabe.
 
     L'arrestation, la prison, les visites, les interrogatoires et bientôt... le procès durant lequel on s’appesantira sur son manque de sensibilité. Ce procès à la fin duquel la banquette de tramway - les jurés - le reconnaîtra coupable et le condamnera à avoir la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...



     Albert a voulu, là, écrire la triste histoire d'un homme ordinaire qui ne voulait pas jouer le jeu. D'un homme condamné à mort, non pas tant pour le crime qu'il a commis mais pour ses inconvenances... Lorsque meurt sa mère, l'on doit avoir du chagrin, l'on doit pleurer, l'on ne doit pas fumer, l'on doit se marier, l'on doit croire en Dieu, l'on doit faire des projets, etc. Meursault, quant à lui, ne veut pas mentir et ne se dérobe point. Il assume totalement ses incertitudes et l'absence de sentiments personnels, si le sujet ou l'objet d'émotion ne le touche pas ; il se refuse à faire semblant à seule fin d'avoir la paix. Meursault n'est peut-être pas sûr de ce qui l'intéresse réellement mais est tout à fait sûr de ce qui ne l'intéresse pas. Il veut vivre en toute liberté, une soif d'absolu. Seul... Attentif aux choses, aux moindres choses pour vivre sa vie sans se torturer, avec très loin de lui, la peur de mourir... Ne pas craindre la mort, n'est-ce pas être libéré de Dieu ?

     Albert a su manier la langue avec une précision de bénédictin, tout est souffle et haleine, son et lumière, grisé ou coloré.
Des inventions de rythmes, des nuances dans la narration, perturbent le lecteur et mettent, plus en évidence, ce que la situation décrite a d'incroyable pour l'entendement. Les pensées de Meursault en contre-chant de ce qu'il vit ou de ce qu'il voit, forment le thème d'une nouvelle appréhension de la vie. La morale n'y aurait plus cours pour laisser plus grande liberté au cœur de parler. Ne pas se soucier du regard de l'Autre... du moins si l'on est en accord profond avec soi-même. Engouements ou indifférences, les deux ensembles sans d'inutiles ressentiments !

     Albert nous laisse là un trésor rare... Un texte fustigeant le souci maniaque que l'on a, bien trop souvent, de complaire pour ne pas connaître le reniement, la mise au ban... du groupe de copains, du groupe d'amis, du groupe de collègues, de la société.  En d'autres mots, pourquoi, afin d'être admis dans le groupe, devrions-nous ressembler au groupe ? Meursault semble vouloir assumer sa différence, sa vérité... jusqu'à en mourir ! Patrick Besset.






« L'Étranger » par Albert Camus chez Gallimard (1942) ou Folio et collection « Livre de Poche ».







Bon à savoir
« L'étranger » en 3 CD audio pour 29,99 €...
  • les 7, 8 et 9 avril 1954, Albert Camus enregistra l’intégralité de son texte pour la radio nationale (O.R.T.F). Frémeaux & Associés et l’I.N.A. (Institut National de l’Audiovisuel) en accord avec Gallimard ont décidé de restaurer cet enregistrement et de mettre à la disposition du public, la lecture sonore de ce chef-d’œuvre par son auteur. Recruté par Albert Camus comme journaliste à Combat, auteur d’une biographie intellectuelle sur Camus et éditeur de son œuvre complète en 9 volumes, Grand Prix de Littérature de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre, Roger Grenier a réalisé le livret accompagnant ce coffret sonore de 3 compact disques. Cet enregistrement attachant, révèle l’importance de notre patrimoine sonore permettant l’écoute de la pensée des grands intellectuels de l’histoire contemporaine. Patrick Frémeaux. 
(Disponible sur www.lalibrairiesonore.com ou www.audio-archives.com.fr).




  • « L'étranger » d'Albert Camus est également disponible gratuitement, sur place ou par la Poste, en braille abrégé à la Médiathèque de l'Association Valentin Haüy, à Paris. Pour l'acquérir, il vous suffit d'en passer commande par courrier accompagné d'un chèque de 16,80 euros (prix juin 2012); il vous faudra attendre 5 à 6 jours ouvrés pour qu'il soit imprimé et qu'il vous soit expédié.
Association Valentin Haüy (Logo) - retour Accueil 5, rue Duroc 75343 Paris Cedex 07 - Tel : 01 44 49 27 27 (demander la médiathèque). E-mail : . Serveur vocal : 01 44 49 27 49. Horaires d’ouverture : le lundi de 13h à 17h (fermeture des services à 16h45) et du mardi au vendredi de 10h à 17h (fermeture des services à 16h45).
  • Ce roman peut être découvert à la Bibliothèque Hélène - livres numériques pour lecteurs déficients visuels. 
  • Dès 2007, il fut évoqué le transfert des « restes » d'Albert Camus au Panthéon pour le cinquantenaire de sa mort tragique, juste pour donner plus d'éclat à un tempo présidentiel en mal de fanfare républicaine. Quelle idée absurde ! N'était-ce pas faire peu  de cas de son ami Michel Gallimard, mort à ses côtés ce 4 janvier 1960 alors même qu'Albert Camus est devenu immortel sans même avoir eu à s'ennuyer sous la Coupole, l'écrivain français le plus traduit à l'étranger ? Faut-il vraiment détester la prose de Marie-Madeleine de La Fayette pour pouvoir aimer celle d'Albert Camus ou encore se rêver la destinée d'un Eugène de Rastignac ?
Mektoub !

Un beau site Internet dédié à un vrai travail de fourmi...
En outre, vous pouvez aborder ou faire découvrir cette œuvre à vos lecteurs en herbe par le biais d'un résumé rédigé par Pierre Weber, proposé ici par LePetitLitteraire.fr.

Lancée en 2011 par les Éditions Primento, LePetitLittéraire.fr est une collection 100% en ligne d’analyses littéraires de référence. Elle propose des documents clairs et concis, vraiment adaptés aux besoins des élèves et des enseignants, au collège comme au lycée. Et elle couvre toute la littérature, des classiques aux contemporains : Molière, Camus, Kafka, Shakespeare, mais aussi Agatha Christie, Amélie Nothomb, Éric-Emmanuel Schmitt… et bien d’autres ! 

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Grenier Théâtre
14, impasse Gramont
31200 Toulouse
 Téléphone : 05.61.48.21.00

 Réservation conseillée !

Ouvert les lundis, mardis, jeudis de 9h30 à 13h
&
tous les soirs de spectacle à partir de 19h.

Avant et après chaque spectacle un bar est à votre disposition pour vous désaltérer ou déguster une assiette gourmande (assiettes sur commande, la veille). 

Plus d'informations sur le site : http://www.greniertheatre.org
  • Métro/Tram à proximité : Argoulets 
  •  Parking sur place, parking autocar
  • Tarifs: 8 à 15€
7 novembre 2013. Google rend hommage à Albert Camus... à l'occasion du centenaire de sa naissance en Algérie, le 7 novembre 1913 avec un de ses très beaux Doodle (gribouillage en anglais), logo temporaire alors que la France des rastignacs est en plein émoi sur fond de surprenantes et vaines polémiques... au prétexte de l'honorer, vouloir endosser son habit de lumière pour sortir de l'ombre n'est pas très digne.
Tendres pensées et petit coucou à Catherine Camus, au passage...







 Pour en savoir plus, n'hésitez pas : envoyez un courrier électronique à Patrick Besset sinon flashez le "QR code" avec votre smartphone ou cliquez dessus...
 

Bulletin météorologique du jour et des suivants car un écrivain averti en vaudrait deux !




Si le temps est à l'orage, emparez-vous d'un recueil de nouvelles joyeuses, vous pourrez toujours entendre les récriminations de votre compagnon ou de votre compagne qui s'époumone dans la pièce voisine sinon votre descendance qui s'étripe à l'étage.
Si la pluie mouille le jardin, lisez des bandes dessinées, des recettes de cuisine ou des magazines automobiles afin de moins vous mortifier...
Si une éclaircie pointe à l'horizon, saisissez le bouquin abandonné l'avant-veille pour vous installer confortablement devant la vitre du salon.
Si le soleil perce au travers des nuages, prenez un des titres que je vous recommande et jetez dans les cendres de la cheminée une mèche de vos cheveux pour conjurer le mauvais sort... mais de grâce, lisez, lisez encore, lisez toujours.

Il n'y a pas que le sexe ou le travail dans la vie, pas plus qu'il n'y aurait que des bons ou des méchants autour de vous...

Vous lisez ? Un peu, beaucoup...

Créez gratuitement votre questionnaire en ligne avec SurveyMonkey.

Playing for Change : un succès planétaire !

Playing for Change est un projet musical multimédia qui met en scène des musiciens des quatre coins du monde pour diffuser un message de paix. En mars 2005, Mark Johnson, ingénieur du son et réalisateur, filme le guitariste et chanteur Roger Ridley dans les rues de Los Angeles, interprétant Stand by me. Il décide alors d'ajouter à cette même chanson d'autres musiciens dont Grandpa Elliot à la Nouvelle-Orleans avec sa voix chaude, en superposant leur interprétation à celle de Roger Ridley.

Il part alors avec son équipe à Barcelone, où il enregistre notamment Clarence Bekker sur Stand by me avant de partir pour l'Afrique du Sud, l'Inde, le Népal, le Proche Orient afin d'enrichir Stand by me et d'autres chansons créées sur ce même concept. La vidéo officielle de Stand By Me compte aujourd'hui plus de 39 millions de visites sur Youtube et Dailymotion (actualisé en 2012).

Stand by Me (Reste près de moi) est une chanson interprétée par Ben E. King alias Benjamin Earl Nelson (1938-2015), composée et écrite en 1961 par lui-même avec Jerry Leiber (1933-2011) et Mike Stoller (1933- ..).

La Fondation Playing for Change est une organisation à but non lucratif destinée au développement d'écoles de musiques à travers le monde. En 2008, une première école de musique est créée par la Fondation à Guglethu, (Ntonga Music School), dans la banlieue de Cape Town, en Afrique du Sud. En 2010 deux écoles de musiques construites et ouvertes: L'École de Musique et de Dance Bizung, à Tamalé (Ghana), L'École de Musique de Kirina (Mali). La Fondation Playing for Change développe des programmes éducatifs au Népal à Tintale (Katmandu) et au Rwanda (Intore Cultural Center) en collaboration avec d'autres organisations.
La formation musicale " The Playing For Change Band " sera en tournée à travers le monde dès février 2012. On y retrouvera Mohammed Alidu (percussions - Nord du Ghana), Clarence Bekker (voix - Pays-Bas/Surinam), Grandpas Elliot (voix/harmonica - Nouvelle-Orléans), Mermans Kenkosenki (voix/percussions - République Démocratique du Congo), Jason Tamba (guitariste - Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo) et Titi Tsira (voix - Gugulethu, township du Cap-Occidental, Afrique du Sud).

D'autres chansons sont rassemblées sur un cd/dvd produit en collaboration avec Concord Records, sorti en avril 2009 aux États-Unis. En 2010, un deuxième album sort, Playing for Change Live, qui réunit des artistes du monde entier sur scène. En 2011, un troisième album sort, "PFC 2: Songs Around The World".

Le documentaire "Playing for change : Peace trough music", (83 min) réalisé par Mark Johnson et Jonathan Walls est un voyage musical sur quatre continents qui relate la réalisation de ces chansons autour du monde, nous mène à la rencontre de musiciens de divers horizons, évoquant la réalité dans laquelle ils vivent et contemplant le pouvoir de la musique en tant que vecteur universel de paix. Le film est d'abord présenté en 2008 dans une version inachevée au Festival du Film de TriBeCa, à New York, avant d'être diffusé dans une version courte (57min), en été 2009 sur le "Public Broadcasting Service" (PBS) - réseau de télévision public à but non lucratif avec 354 stations de télévision membres aux États-Unis qui le détiennent en propriété collective. La version finale (83 min) est sortie aux États-Unis en octobre 2009 aux États-Unis en DVD en septembre 2009.


Pour vous, selon les circonstances, écrire correspond à...



. une vraie corvée qui vous pourrit la vie ? Vive le dictaphone, le téléphone sans fil et votre webcam...


. une étape obligatoire dont vous vous accommodez pour rédiger un rapport, demander une augmentation de salaire, vous plaindre d'un commerçant malhonnête ou dénoncer un voisin trop bruyant ?


. une activité archaïque, de la nostalgie au charme suranné qui vous ramène au temps de votre enfance, à l'époque des pleins et des déliés, du porte-plume, des plumes Sergent-Major et du bonnet d'âne ?


. un simple plaisir qui vous rend heureux, en maniant le verbe et la langue, afin de faire de belles phrases pour offrir de beaux voyages imaginaires à vos correspondants coincés dans la routine du quotidien ?


. une véritable drogue, vous êtes graphomane ? Pas un jour, pas une heure sans une ligne dans votre journal, sur l'écran d'un de vos ordinateurs, sur une feuille blanche, sur une page de carnet, dans la marge du journal parcouru en buvant votre café noir.


. une religion païenne ? Tous les jours, vous remerciez le ciel d'avoir permis aux sumériens des temps Anciens de vous léguer une si belle invention.

... dîtes-moi donc à quoi correspond, pour vous, le temps passé à écrire ?

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Merci Jacquie !


Jacquie Lawson e-cards

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Enfin libre ? Plus de temps libre pour pouvoir écrire, presque zen. Vive l'Euro Millions !




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Voici quelques destinations intéressantes, drôles parfois :

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