Si l'homme a gardé, enfoui dans un coin de son cerveau reptilien, un vrai instinct animal, sa pensée monte parfois jusqu'au ciel. J'aime libérer mon imagination en regardant la nature et de belles œuvres d'art, reposer mes oreilles en écoutant le chant des oiseaux, de la musique jazz, cajun ou klezmer. Je vous accorde qu'il s'agit là d'étranges règles d'hygiène de vie mais j'apprécie de laisser ainsi vagabonder mon esprit... L'être humain n'est-il pas un peu caméléon ?
La bataille fut factice et la France se retrouve encore une fois pour les cinq prochaines années avec un Président de la Républiquetel un imposteur ayant fomenté un putsch d'un nouveau genre.
Les élections législatives à venir sont donc la dernière possibilité de contrarier les visées de la haute-finance dont il est l'avatar... elle rêve d'installer durablement un ultra-libéralisme à la française pour asseoir la cupidité comme étalon-or. La cohabitation est nécessaire pour changer ce paradigme d'une Ve République obsolète qui a fait de l'argent son idole, afin que tous les particularismes français d'une vie aux atouts sociaux indiscutables ne soient pas balayés par le vent de l'Histoire.
23 avril 2017.
Les médias de façon éhontée se sont efforcés d'orienter le vote des électeurs par des parti-pris indignes pour obtenir un ultime duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de cette élection truquée et ce, pour justifier l'appel au front républicain... rendez-vous le 7 mai 2017.
Résultats de la consultation de l'intention de vote des Insoumis pour le second tour de l'élection présidentielle 2017.
Je vous propose de prendre connaissance de l’introduction de " L'avenir en commun ", programme politique et d'action du mouvement citoyen " La France Insoumise "... introduction écrite et signée par Jean-Luc Mélenchon qui est son candidat pour les élections présidentielles de 2017.
Il s'agit d'un texte beau et remarquable à l'acuité rare, montrant tant de sagacité qu'il devrait pouvoir motiver les abstentionnistes, les hésitants, les dubitatifs à vouloir aller plus loin, à vouloir lire ce programme imaginé par des gens comme eux, issus de toutes les classes sociales, citoyens avant tout mais refusant l'inéluctable, le jeu des élections perdues ou gagnées d'avance, refusant la main-mise des partis politiques - au service d'une caste d'élus et de leurs comparses - sur l'avenir de notre nation... Le livre est à acheter chez votre libraire habituel ou sur Internet.
Documents Politique Documents (H.C) Date de parution 01/12/2016 3.00 € TTC 128 pages EAN 9782021317510 Disponible en version numérique E-Pub 2.49 € TTC EAN 9782021317534
L'avenir en commun
Les élections de 2017 en France nous donnent le pouvoir de changer l’histoire de notre pays. Mais aussi celle du monde où il prend place. Prenons nos responsabilités. Qu’ils le veuillent ou non, tous les êtres humains sont confrontés aux mêmes urgences?: le changement climatique, la destruction de l’écosystème, la contagion de la misère, l’accumulation insensée de la richesse et du pouvoir dans quelques mains, la ruine de la démocratie jusque dans son berceau, dans cette Europe qu’il faut changer ou quitter. Nous sommes tous impliqués. Ferons-nous nos choix sous l’emprise de la peur et du chacun pour soi ?? Ou bien opterons-nous raisonnablement pour l’intérêt général humain ?? Cet avenir en commun, voila ce que propose de construire tout de suite le programme de la France Insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon.
Introduction de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle.
" Notre pays est neuf. L’urbanisation accélérée et le métissage de sa population depuis un siècle, l’élévation fantastique du niveau d’éducation de son peuple, la mise en oeuvre des conquêtes sociales l’ont métamorphosé ! Notre pays est jeune : sa population sera bientôt la première en Europe. Notre pays est puissant : son économie compte parmi les premières du monde. De tout cela que faisons-nous à l’heure où l’humanité entière doit relever les plus grands défis collectifs du fait du dérèglement climatique et de la menace d’épuisement qui pèse sur l’écosystème ? Regardons-nous : le pays est défiguré par le chômage, la pauvreté, le productivisme le plus aveuglé, et les communautarismes fielleusement entretenus ! Pillé et démoralisé, il est rendu incapable de déployer son formidable potentiel humain, technique et culturel. La finance, la cupidité, les préjugés de classe, le sexisme et le racisme ordinaires pourrissent tout.
Quel genre de pays sommes-nous devenus au bout de trente ans de gâteries aux puissants jamais rassasiés ? Le nombre des millionnaires augmente, mais ses millions de salariés, ouvriers, employés, ses paysans se désespèrent, ses retraités peinent à boucler les fins de mois ! Des centaines de milliers de familles travaillent dur et sont devenues pauvres, ses diplômés vivent dans la précarité ! Les suicides des salariés s’ajoutent aux centaines de morts annuels sur le poste de travail. Voici les seniors jetés au chômage dans l’attente d’une retraite sans cesse repoussée ! Les classes moyennes s'enfoncent dans la gêne. Jusqu’aux artisans, commerçants, chefs de petites entreprises qui enragent quand la finance déserte la production réelle, vide les carnets de commandes, ubérise tout, et ponctionne un pesant impôt privé à coups d’intérêts ou d’agios sur la moindre transaction. Quel genre de valeurs domine notre pays quand ses enseignants et ses personnels de santé sont si mal payés et si maltraités au travail ? Où est la République quand l’État a honte de lui-même ? Quand ses serviteurs sont traités comme des parasites encombrants ? Quand ses services publics délabrés ne tiennent plus que par l’acharnement au travail de leurs salariés ? Quand la désorganisation territoriale met les populations en concurrence et éloigne toujours plus les citoyens du pouvoir ? Quel est ce pays désormais livré aux abus de l’état d’urgence ? Quelle infamie quand des salariés sont destinés à la prison pour avoir défendu leur emploi ! La liste de ces hontes est longue. Je crois qu’on peut en finir avec tout cela.
Notre peuple a le goût du futur. Les nouvelles générations, comme les autres avant elles, vibrent du même désir d’avoir une vie digne de leurs espérances.
Notre pays déborde d’énergie et de savoir-faire. Il est aux avant-postes des domaines les plus avancés de l’esprit humain. Il regorge de bonnes volontés, d’envie de se rendre utile, d’imagination et de capacité de création. Sa langue est en usage commun dans 29 pays du monde et elle formera le troisième groupe de locuteurs d’ici peu. Avec ses 35 frontières, si la France développe son identité universaliste, elle peut coopérer directement avec les peuples de tous les continents. Si elle se rend indépendante, elle peut contribuer en première ligne à la paix du monde. N’est-ce pas terriblement urgent face à la menace montante de guerre généralisée ?
Vous avez entre les mains un programme conçu pour répondre positivement aux défis de notre temps. Ce programme a été préparé sur de longs mois de travail collectif. Mais, au delà même des milliers de personnes qui l’ont mis en forme, sachez qu’il emprunte aussi très largement aux travaux des associations, des syndicats et des collectifs citoyens. Car, depuis des décennies, ceux-ci ont maintenu éveillées les consciences et mené l’action de terrain que la caste des puissants a toujours méprisé. Ce programme a une cohérence. Un fil commun relie ses chapitres et les mesures qui le composent. J’en résume rapidement les aspects. À nos yeux, l’urgence écologique, le désastre social et le délabrement de la démocratie sont les trois visages d’une même réalité. Nous étouffons sous le règne de la finance.
Elle gouverne le monde avec sa cupidité insatiable, sa certitude absurde que les intérêts particuliers sont seuls légitimes, que tout peut s’acheter et tout peut se vendre, que le libre-échange des marchandises et la circulation sans contrôle des capitaux sont les meilleurs organisateurs de toutes les activités humaines. Voilà bien ce qui détruit la planète et les êtres humains. Et, pire que tout, le règne de la finance détruit cette formidable capacité des êtres humains à coopérer entre eux pour résoudre leurs problèmes, ce que nous nommons démocratie.
C’est pourquoi la priorité pour nous c’est de donner le pouvoir, tout le pouvoir, au peuple, c’est-à-dire à la communauté humaine, parce qu’elle est la mieux placée pour s’occuper de son intérêt général. Le peuple souverain doit définir lui-même ses règles de fonctionnement politique. La monarchie présidentielle doit être abolie. La convocation d’une assemblée composée de gens qui n’ont jamais été élus au Parlement auparavant pour écrire une nouvelle Constitution est l’acte fondateur par lequel nous commencerons le prochain quinquennat. Vous lirez les propositions que nous faisons pour que le peuple, après cela, garde sa capacité d’initiative, tout en garantissant la nécessaire stabilité des institutions. Pendant que cette Assemblée constituante fera son travail, tout le reste du programme commencera à être mis en oeuvre.
Avec la planification écologique, nous organiserons le changement global de notre façon de produire, d’échanger et de consommer, pour mener une vie en harmonie avec la nature dont nous sommes partie prenante. Cette organisation est nécessaire pour passer à l’agriculture paysanne, développer l’économie de la mer, substituer 100 % d’énergie renouvelable et sortir méthodiquement du nucléaire. 300 000 emplois dans l’agriculture, 300 000 dans l’économie de la mer, 900 000 pour la transition énergétique, c’est beaucoup d’emplois qualifiés à pourvoir. Il faudra donc répondre à un fort besoin d’enseignement professionnel et de qualification de haut niveau. Cela prouve que le progrès humain est la clef du progrès écologique et de l’activité économique. La culture, les sciences, le sport, tout ce qui augmente, protège ou répare les capacités proprement humaines est le moteur du nouveau modèle que nous proposons. Nous récusons la violence crue généralisée que le système actuel fait subir à tous les êtres sensibles, humains et animaux. Nous nous donnons les moyens d’une société en pleine conscience de sa participation à tous les aspects de la vie de la planète.
C’est pourquoi nous voulons que la France soit une nation universaliste, qu’elle soit avant tout un facteur de paix, alors que se précise la marche vers une guerre généralisée. Pour cela notre pays doit conquérir son indépendance, sortir de la coalition militaire agressive qu’est l’Otan, afin d’agir pour construire une nouvelle alliance altermondialiste des peuples et peser de tout notre poids pour créer un monde ordonné autour de la communauté des nations qu’incarne l’Onu, en dépit de ses défauts. Plutôt qu’à la guerre et aux compétitions, c’est aux coopérations que nous voulons nous consacrer. Notre priorité doit être de nous tourner vers les frontières de l’humanité et d’y apporter notre contribution active : la mer, l’espace, les mondes du numérique. Là encore l’expansion humaine doit entrer dans une phase de pleine responsabilité et de prise de conscience des enjeux du long terme !
Rien de tout cela n’est possible sans une profonde et méthodique réorganisation de l’usage et de la répartition des richesses produites. Qu’est-ce qu’une richesse ? Cela doit être repensé et agir contre les abus de l’obsolescence programmée, des incitations à un consumérisme irresponsable et à un mode d’alimentation nocif. Une société plus égalitaire est nécessaire non seulement pour donner à chacun les moyens de développer son potentiel personnel, mais aussi pour en finir avec un modèle d’arrogance, d’accumulation et de consommations ostentatoires, aussi nuisibles et immorales que ridicules. Un barème d’impôt progressif étalé sur quatorze tranches, une échelle des salaires limitant l’écart de un à vingt au maximum, le partage du temps de travail libéré par les progrès de l’automatisation et de l’intelligence artificielle, réparti dans la semaine, le mois, l’année et dans la durée de la vie professionnelle, la limitation du droit du capital en fonction de la durée de son investissement, la définition d’une véritable citoyenneté dans l’entreprise, le droit de préemption des salariés pour acquérir en coopérative leur entreprise : voyez vous-même au fil des pages comment nous avons pensé la transition vers une société plus douce et donc plus égalitaire dans ses rapports sociaux.
Pour cela, il faut balayer la caste qui a capté le pouvoir. Il est grand temps de réparer les dégâts de la sombre période que nous venons de vivre. Nos vies ne doivent plus être dominées par le règne du temps court, le patriarcat, la peur du lendemain, la guerre de chacun contre tous et l’abrutissement publicitaire. Le progrès humain peut devenir notre boussole.
Il faut pour cela changer le cadre fondamental dans lequel la France agit. Les traités européens nous retirent toute liberté d’action. Devant la décomposition de l’Union européenne et ses brutalités croissantes contre la démocratie, devant son obstination à opposer entre eux les salariés des pays membres en refusant toute harmonisation sociale et fiscale, et contre ses propensions belliqueuses, tout commence par la reconquête de notre indépendance. Cette Europe-là, soit on la change (plan A), soit on doit la quitter (plan B). Et c’est par là que tout commencera.
Loin du déclinisme, épousant le goût des grandes épopées collectives de notre histoire, notre projet est celui d’une France insoumise et fière de l’être, au service de l’avenir en commun des êtres humains. "
Consultez la version intégrale de ce livre, en ligne :
* Article publié le jeudi 7 décembre 1989 dans le quotidien régional « Le Journal de Toulouse ».
Ernest Hemingway. Photo Pierre Verger vers 1955.
Ernest Hemingway est né en 1898, à Oak Park, près de Chicago. Reporter dès l'âge de 19 ans sur le front italien puis au Moyen-Orient. Il s'installera à Paris pour écrire... Son second roman, « Le soleil se lève aussi » le fera naître au public. Le succès et la renommée lui permettront d'être grand voyageur, témoin de son époque. Lors de la guerre civile espagnole, l'année 1936 le voit correspondant de guerre auprès du camp républicain. « Pour qui sonne le glas» sera son cri. Il participe aux combats de 39-45 aux côtés de la Division Leclerc... Puis Cuba, l'Italie, l'Espagne. Il obtient en 1954, pour ses cinquante-six ans, le Prix Nobel de Littérature. Malade en 1961, il abrègera ses souffrances d'un coup de fusil de chasse. En 1953, il avait fait paraître un court roman « Le vieil homme et la mer». Splendide !
« Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream». C'est par ces mots qu'Ernest entame son récit. Comme une fable, comme une légende... Septembre. Santiago, vieux pêcheur cubain, est bredouille depuis quatre-vingt jours. Un jeune garçon, Manolin, ami du vieux depuis longtemps l'a accompagné durant ces longs jours.
Mais la poisse étant sur le vieux, les parents ont placé le gamin sur un autre bateau. Le vieux pêcheur garde l'espoir d'une belle prise pour bientôt. Le gamin aussi... tant sont grands l'estime et le respect qu'il a pour son aîné. L'adolescent persiste, tout en nuances, à préserver la dignité du vieux que les gens du village malmènent ; il persiste à lui faire ignorer la misère qui le guette. Car pas de pêche, pas d'argent... Un soir, le vieil homme s'endort confiant. Demain, quatre-vingt cinquième jour sera un beau jour. Il partira pour enfin ferrer un grand poisson, un espadon. L'aube le voit partir, seul dans sa barque, ramant sans effort, posant ses appâts et surveillant ses trois badines, lestées de sardines. Deux lignes de plus... A midi, un espadon mord et se met à l'entraîner vers plus au large. S'ensuit une longue traque, une très longue attente, aux aguets. Trois jours. L'aïeul, observant la tension du fil et la surface de l'eau. Vers midi du troisième jour, le vieux a enfin raison du poisson gigantesque, six mètres de long, plus d'une tonne. Le harpon a percé le cœur de l'espadon. Trop grand pour pouvoir contenir dans la barque, le poisson est amarré le long de la frêle embarcation. Voile dehors pour le retour, David remorquant Goliath. Un long calvaire... les requins, vautours de la mer, arrivent et s'attablent devant le festin. A chaque mâchoire qui claque, s'en va un morceau du trésor du vieux squale. Puis viendront deux autres charognards qu'il tuera pareillement. Mais l'espadon fond, perd sa chair devant les attaques de deux autres requins. Vers minuit, la meute entière se jette dans la bataille et achève de dépecer le fruit de ses efforts. Amère victoire ! La nuit l'accueille, le port est bientôt là, le village dort. Le vieil homme échoue sa barque, l'immense squelette blanc, l'épée dressée, accrochée à son flanc. Il se laisse aller sur sa couche et plonge dans le sommeil...Ernest nous offre là une odyssée remarquable. Il est si facile d'écrire long sans craindre que la sauce soit trop aigre ou n'encartonne la langue que l'on apprécie d'autant plus un court roman. Dans cet exercice de brièveté, aucune erreur n'est permise, aucune lourdeur n'est pardonnée. Ernest a su gagner ce pari; il nous montre les illusions et les déceptions d'un vieil homme voulant reconquérir l'estime de ses concitoyens, de ses frères. Heureuse défaite !
Ernest Hemingway. Photo de Yousuf Karsh, 1957.
Un très beau soliloque face à l'océan rythme la course avec les réminiscences du souvenir. Beauté des mots, beauté des couleurs, beauté des grands espaces. De l'art de sortir grandi dans l'adversité. Un chef d’œuvre qui n'a pas pris de ride ! Patrick Besset.
« Le vieil homme et la mer » par Ernest Hemingway, traduit de l'anglais par Jean Dutourd chez Gallimard in « Folio - n° 7 » et in « La Pléïade - Œuvres romanesques, tome 2 ».
En avril 1999, Françoise Cibiel pour la collection Quarto des Éditions Gallimard eut la bonne idée de publier une édition fort intéressante : « Nouvelles complètes». En effet, Ernest Hemingway était plus soucieux du destin de ses histoires que de celui de ses romans... la publication de ce recueil de soixante dix-huit nouvelles comme une véritable somme constituait ainsi un vibrant hommage : cette collection propose une mise à nu des œuvres, sans annotations ni appareil critique, laissant au lecteur la simple joie de la rencontre avec l'écrivain tout en offrant un format souple des plus pratiques, à prix réduit.
~ ~ ~
François Bon, « Le Vieil Homme » et l’amer 20 février 2012.
L’écrivain qui avait mis en vente sur le Net une traduction de l’œuvre d’Ernest Hemingway, s’est vu interdire sa diffusion par Gallimard qui se revendique propriétaire des droits du roman. Par Éric Loret.
C’est le tweet clash des trois derniers jours : « Gallimard n’a rien contre Publie.net et ne demande pas de dédommagements à FBon. Passez un bon week-end ». Réponse de l’écrivain François Bon : « Menteurs ! J’ai la lettre ! ».
Vendredi après-midi, l’auteur de « Daewoo» (2004, prix Wepler) a annoncé sur son compte Twitter que Gallimard lui avait enjoint de « faire disparaître » de son site Publie.net, spécialisé dans la vente de littérature contemporaine, la traduction qu’il avait faite du Vieil Homme et la Mer d’Ernest Hemingway. Également que Gallimard demandait des « dédommagements pour les 22 (vingt-deux) exemplaires téléchargés » à 2,99 euros pièce. Cette traduction est un « projet de vie ancien », précise François Bon, qui trouve la vieille version Dutourd de Gallimard « lourdingue et approximative ».
Juste après, @fbon, « dégoûté », déclarait son intention de fermer son site, condamner mail, téléphone, tweet et même : « pour ceux qui ont mon adresse : viens de mettre à ma poubelle 75 kilogrammes de Pléiade y a Michaux Gracq Borges Char.» Maître Eolas dans la foulée : « Et voilà, @gallimard, pour gagner 3 euros de droits d’auteur, vient de s’offrir un bad buzz à 1 million ». Les plus énervés des tweets de François Bon ont disparu depuis, mais le hashtag #gallimerde avait hier encore de beaux restes.
Qui a raison ? François Bon savait que le texte du Vieil Homme et la Mer était dans le domaine public au Canada. Il croyait qu’il en était de même aux États-Unis, ce qui aurait rendu la plainte de Gallimard obsolète, le copyright ne pouvant être plus long en France que celui du pays d’origine de l’auteur. Hélas, comme l’a expliqué Cécile Dehesdin sur Slate.fr, les droits du Vieil Homme auraient pu tomber en 1980, soit vingt-huit ans après sa publication, si la dernière épouse de Hemingway n’avait eu la bonne mauvaise idée de les prolonger, soit jusqu’en 2047. Mais comme le copyright français, c’est soixante-dix ans après la mort de l’auteur, même si les droits courent encore dans son pays d’origine, la libération du texte de « Papa » serait plutôt vers 2032. En revanche, François Bon peut vendre sa traduction en ligne au Canada, à condition que le site marchand empêche les Français de se procurer le livre litigieux.
Gallimard, qui ne veut pas endosser le rôle du méchant, a fini par déclarer que « si on suit strictement la règle, nous sommes en effet les seuls à pouvoir publier une traduction de cette œuvre. Mais, vis-à-vis de la succession Hemingway, […] nous sommes tenus contractuellement de faire respecter ces droits. François Bon n’avait probablement pas connaissance de ces accords contractualisés ».
Dimanche matin, François Bon reconnaissait son « erreur juridique », tout en pointant que « les droits numériques n’étant probablement pas explicitement spécifiés dans l’accord de commercialisation de l’œuvre établi dans les années 80 qui fait de Gallimard le cessionnaire exclusif (quelle expression) des héritiers du vieux lion », il pourrait aller en justice s’il le voulait. Mais qu’il ne veut pas.
~ ~ ~
Hemingway est-il dans le domaine public ?
Article de Céline Dehesdin, publié le 17/02/2012 sur www.slate.fr. Mis à jour le 17/02/2012 à 19h21.
L'éditeur de livres numériques François Bon est en conflit avec Gallimard pour avoir publié une nouvelle traduction du « Vieil homme et la mer ». Un désaccord entre Gallimard et la maison d'édition numérique Publie.net illustre à quel point le domaine du droit d'auteur est labyrinthique. François Bon de chez Publie.net a écrit une nouvelle traduction du Vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway diffusée sous forme numérique. Les Éditions Gallimard, qui publient Hemingway, ont alors envoyé un courrier à plusieurs plateformes proposant cet e-book à la vente, raconte-t-il sur son blog Tierslivre, l'e-mail disant : « Les Éditions Gallimard sont propriétaires des droits d’édition (y compris des droits d’édition au format numérique) pour cet ouvrage ». Comme le note Maître Eolas sur Twitter, en France la transmission des droits de l'auteur « est subordonnée à la condition que chacun des droits cédés fasse l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession ». C'est-à-dire qu'il faudrait que les ayants droit d'Hemingway aient précisément cédé les droits numériques de l'écrivain à Gallimard dans un contrat les liant. Les Éditions Gallimard poursuivent : « Elles demandent à l’éditeur Publie.net de retirer cet ouvrage de la vente, dont la publication et la commercialisation constituent un acte de contrefaçon. Si vous proposez cet ouvrage à la vente, nous vous demandons de procéder à son retrait immédiat de votre plateforme ». Dans son billet et sur Twitter, François Bon explique avoir retiré son livre numérique de la vente. Il estime que « Gallimard diffuse depuis 50 ans une traduction lourdingue et approximative de Jean Dutourd du Vieil Homme et la Mer », « pas disponible au format numérique », et que sa propre traduction était un « projet de vie ancien ». L'éditeur, qui affirme que Gallimard lui a demandé des dédommagements pour les 22 exemplaires de sa traduction achetés (ce que Gallimard démentait vendredi soir sur Twitter), envisage d'arrêter totalement l'activité de Publie.net, estimant ne pas pouvoir «continuer dans un contexte de telle hostilité». On peut déplorer la traduction du Vieil Homme et la Mer de Gallimard, ou l'étendue temporelle des droits d'auteurs, comme l'ont fait de nombreuses personnes sur Twitter avec le mot clé #Gallimerde, ou via cette pétition. Mais qui a raison quant aux droits du livre? Est-il dans le domaine public ou pas? Dans son message, François Bon dit aussi qu'Hemingway, mort en 1961, est dans le domaine public aux États-Unis et au Canada. C'est vrai pour le Canada, où les ouvrages tombent dans le domaine public 50 ans après la mort de leur auteur. Mais ce n'est pas le cas aux États-Unis. Le Vieil Homme et la Mer a été publié en 1952, à une époque où la loi protégeait le copyright de son auteur pendant 28 ans après la parution d'un ouvrage (soit jusqu'en 1980 pour celui-ci). Pour les ouvrages publiés à cette époque, la loi américaine prévoyait que si le copyright était renouvelé au bout de ces 28 ans, il courait pendant 67 ans de plus, comme l'explique Stephan Fishman dans The Public Domain: How to Find & Use Copyright-Free Writings, Music, Art & More. Or, la quatrième et dernière épouse d'Ernest Hemingway, Mary, a renouvelé le copyright du Vieil Homme et la Mer en 1980. Le roman n'entrera donc dans le domaine public aux États-Unis qu'en 2047 (1980+67). On peut noter que, si Mary Hemingway ou un autre ayant droit a pris soin de renouveler le copyright de toutes les œuvres de l'écrivain, pas une seule ne sera dans le domaine public américain avant 2018, la première, Trois histoires et dix poèmes, ayant été publiée en 1923. Pourquoi un tel intérêt pour le droit d'auteur américain? Parce qu'Hemingway était Américain et que, selon la loi française, si l’œuvre était dans le domaine public aux États-Unis, elle le serait également dans notre pays, et François Bon serait donc libre de la traduire et de la publier. En France, comme l'expliquait un article d'Alexis Boisseau en septembre dernier, «les droits subsistent pour les ayants droits 70 ans après le 1er janvier qui suit la mort de l’auteur». Soit 2032 pour Ernest Hemingway. Quelle date choisir entre 2047 et 2032 ? Notre loi prévoit que la « la durée de protection est celle accordée dans le pays d'origine de l’œuvre sans que cette durée puisse excéder » celle prévue par la loi française. Dans le cas du Vieil Homme et la Mer, la durée américaine excède la durée française, le livre sera donc dans le domaine public dans notre pays en 2032.
Cécile
Dehesdin. Journaliste à Slate.fr, où elle traite notamment de sujets
touchant à l'Internet, la justice, la pop culture et les États-Unis.
Elle a un double-master de journalisme de l’École de Journalisme de
Sciences Po et de Columbia University à New York (lauréate Fulbright).
~ ~ ~
Il est à noter l'adaptation remarquable de ce chef d’œuvre littéraire réalisée au Canada, en 1999, en langue française, par Alexandre Petrov (né en Russie, en 1957)... il s'agit d'un splendide film d'animation de 20 minutes. Exclusivement réalisé à la main, peinture à l'huile, du bout des doigts, sur 29 000 plaques de verre. Sa poésie est intense, les couleurs sont lumineuses et la touche artistique exceptionnelle : elle a impressionné douze jurys internationaux dont celui des Oscars américains (Oscar du meilleur court-métrage d'animation) et du Festival d'Annecy qui ne s'y sont pas trompés. Régalez-vous à votre tour en le visionnant (ci-dessous), dans sa version intégrale, en V.O. (français) ou en japonais !
Depuis 2004, le DVD est disponible aux Éditions Montparnasse : 10 €.
Sont inclus trois autres courts métrages d'Alexandre Petrov : La Sirène, La Vache et Le rêve d’un homme ridicule. Le DVD est proposé dans un transfert 4/3 au format 1.33, accompagné d’une piste son française en Dolby Stéréo tout comme la version originale. Des sous-titres français sont également disponibles. En guise de suppléments, cette édition comprend un « making of » de 9 mn et un portrait d’Ernest Hemingway de 17 mn.
Aujourd'hui, il faut se tenir au chaud... donner à manger quelques bûches au poêle à bois et s'inquiéter de retrouver le bonnet de laine et les mitaines.
Demain pourrait commencer le temps de la disette, des frimas et celui des caprices du baromètre boursier mais il nous faudra garder la fougue patriotique, redresser le menton et regarder droit devant... par delà la ligne des Vosges car le salut pourrait venir d'une espérance retrouvée, d'une plus grande solidarité dans les comportements de chacun, d'une plus grande rigueur chez les comptables des finances publiques et d'un plus grand sens moral chez nos élus... Vœux pieux ?
Tiens, ça tombe bien... c'est de circonstance, ne riez pas !
Si le temps est à l'orage, emparez-vous d'un recueil de nouvelles joyeuses, vous pourrez toujours entendre les récriminations de votre compagnon ou de votre compagne qui s'époumone dans la pièce voisine sinon votre descendance qui s'étripe à l'étage. Si la pluie mouille le jardin, lisez des bandes dessinées, des recettes de cuisine ou des magazines automobiles afin de moins vous mortifier... Si une éclaircie pointe à l'horizon, saisissez le bouquin abandonné l'avant-veille pour vous installer confortablement devant la vitre du salon. Si le soleil perce au travers des nuages, prenez un des titres que je vous recommande et jetez dans les cendres de la cheminée une mèche de vos cheveux pour conjurer le mauvais sort... mais de grâce, lisez, lisez encore, lisez toujours.
Il n'y a pas que le sexe ou le travail dans la vie, pas plus qu'il n'y aurait que des bons ou des méchants autour de vous...
Playing for Change : un succès planétaire !
Playing for Change est un projet musical multimédia qui met en scène des musiciens des quatre coins du monde pour diffuser un message de paix. En mars 2005, Mark Johnson, ingénieur du son et réalisateur, filme le guitariste et chanteur Roger Ridley dans les rues de Los Angeles, interprétant Stand by me. Il décide alors d'ajouter à cette même chanson d'autres musiciens dont Grandpa Elliot à la Nouvelle-Orleans avec sa voix chaude, en superposant leur interprétation à celle de Roger Ridley.
Il part alors avec son équipe à Barcelone, où il enregistre notamment Clarence Bekker sur Stand by me avant de partir pour l'Afrique du Sud, l'Inde, le Népal, le Proche Orient afin d'enrichir Stand by me et d'autres chansons créées sur ce même concept. La vidéo officielle de Stand By Me compte aujourd'hui plus de 39 millions de visites sur Youtube et Dailymotion (actualisé en 2012).
Stand by Me (Reste près de moi) est une chanson interprétée par Ben E. King alias Benjamin Earl Nelson (1938-2015), composée et écrite en 1961 par lui-même avec Jerry Leiber (1933-2011) et Mike Stoller (1933- ..).
La Fondation Playing for Change est une organisation à but non lucratif destinée au développement d'écoles de musiques à travers le monde. En 2008, une première école de musique est créée par la Fondation à Guglethu, (Ntonga Music School), dans la banlieue de Cape Town, en Afrique du Sud. En 2010 deux écoles de musiques construites et ouvertes: L'École de Musique et de Dance Bizung, à Tamalé (Ghana), L'École de Musique de Kirina (Mali). La Fondation Playing for Change développe des programmes éducatifs au Népal à Tintale (Katmandu) et au Rwanda (Intore Cultural Center) en collaboration avec d'autres organisations. La formation musicale " The Playing For Change Band " sera en tournée à travers le monde dès février 2012. On y retrouvera Mohammed Alidu (percussions - Nord du Ghana), Clarence Bekker (voix - Pays-Bas/Surinam), Grandpas Elliot (voix/harmonica - Nouvelle-Orléans), Mermans Kenkosenki (voix/percussions - République Démocratique du Congo), Jason Tamba (guitariste - Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo) et Titi Tsira (voix - Gugulethu, township du Cap-Occidental, Afrique du Sud).
D'autres chansons sont rassemblées sur un cd/dvd produit en collaboration avec Concord Records, sorti en avril 2009 aux États-Unis. En 2010, un deuxième album sort, Playing for Change Live, qui réunit des artistes du monde entier sur scène. En 2011, un troisième album sort, "PFC 2: Songs Around The World".
Le documentaire "Playing for change : Peace trough music", (83 min) réalisé par Mark Johnson et Jonathan Walls est un voyage musical sur quatre continents qui relate la réalisation de ces chansons autour du monde, nous mène à la rencontre de musiciens de divers horizons, évoquant la réalité dans laquelle ils vivent et contemplant le pouvoir de la musique en tant que vecteur universel de paix. Le film est d'abord présenté en 2008 dans une version inachevée au Festival du Film de TriBeCa, à New York, avant d'être diffusé dans une version courte (57min), en été 2009 sur le "Public Broadcasting Service" (PBS) - réseau de télévision public à but non lucratif avec 354 stations de télévision membres aux États-Unis qui le détiennent en propriété collective. La version finale (83 min) est sortie aux États-Unis en octobre 2009 aux États-Unis en DVD en septembre 2009.
Pour vous, selon les circonstances, écrire correspond à...
. une vraie corvée qui vous pourrit la vie ? Vive le dictaphone, le téléphone sans fil et votre webcam...
. une étape obligatoire dont vous vous accommodez pour rédiger un rapport, demander une augmentation de salaire, vous plaindre d'un commerçant malhonnête ou dénoncer un voisin trop bruyant ?
. une activité archaïque, de la nostalgie au charme suranné qui vous ramène au temps de votre enfance, à l'époque des pleins et des déliés, du porte-plume, des plumes Sergent-Major et du bonnet d'âne ?
. un simple plaisir qui vous rend heureux, en maniant le verbe et la langue, afin de faire de belles phrases pour offrir de beaux voyages imaginaires à vos correspondants coincés dans la routine du quotidien ?
. une véritable drogue, vous êtes graphomane ? Pas un jour, pas une heure sans une ligne dans votre journal, sur l'écran d'un de vos ordinateurs, sur une feuille blanche, sur une page de carnet, dans la marge du journal parcouru en buvant votre café noir.
. une religion païenne ? Tous les jours, vous remerciez le ciel d'avoir permis aux sumériens des temps Anciens de vous léguer une si belle invention.
Agenda des expositions d'été
-
Bonjour à toutes et tous,
Je vous espère en forme et au frais, et vous partage mon actualité pour cet
été riche en expositions !
*1/ CARLA BAYLE (Arièg...
Introduction : Social Media Marketing (SMM)
-
[image: Introduction SMM - Social Media Marketing]
Le Social Media Marketing (SMM), c’est l’art de faire vivre vos articles *au-delà
du bouton “Publier”*....
Pour entrer dans le monde de Lovecraft
-
Notre ami Gilles Ménégaldo (coordinateur notamment de Lovecraft au prisme
de l’image, paru en 2017 aux éditions du Visage vert) nous signale un beau
projet...
Georges Lavaudant, retrouver Stanislas Rodanski
-
De jeunes comédiens issus du conservatoire de Montpellier ont voulu jouer
Le Rosaire des voluptés épineuses. Ils ne pouvaient trouver meilleur
conseiller e...
Appel à projets culturels : Toulouse Métropole 2019
-
Toulouse Métropole lance un appel à projets culturels 2019 en vue d’une
mise en œuvre des actions lauréates au cours de la saison 2019-2020 sur son
territo...
Les premiers pas de l'Antilope
-
L'édition indépendante française compte un nouvel éditeur, dont le
programme éditorial se révèle passionnant.
Pourquoi l'Antilope, les fondateurs Anne-So...
Sébastien Chagny
-
Une Chouette dans le plafond
« Le cœur content, je suis monté sur la montagne D’où l’on peut contempler
la ville en son ampleur, Hôpital, lupanars, purga...
HORIZON MARCHE NORDIQUE C'EST FINI !
-
Après plusieurs années de bons et loyaux services dédiés à la promotion et
à la pratique de la Marche Nordique dans la région de Castres et alentours,
le b...
Sancho de la Plancha
-
J'ai mis de côté mes pinceaux temporairement pour des couteaux (de
cuisine)... Une nouvelle aventure dans un camion cuisine dénomé "Sancho de
la Plancha". ...
Déposez vos questions sur le forum US
-
Ainsi donc le forum d'aide Blogger est fermé. Ce blog (Mes trucs pour
Blogger) est en mode hibernation, en raison d'une réorientation de mes
disponibilités...
Jean-Hugues Oppel - Six-Pack
-
Avant de devenir un produit d'appel, voire une tête de gondole dans les
rayons des super marchés de la culture, le tueur en série a constitué comme
une sor...
Caillasses, Laurent Gaudé
-
Superbe pièce sur le conflit israélo-palestinien, créée spécialement à
l'été 2012 pour le théâtre du peuple, à Bussang dans les Vosges. Une
tragédie contem...
Polarville III. Jean-Noël Blanc. Toulouse, 2013
-
Polarville III. Jean-Noël Blanc. Toulouse, 2013
Polarville 2013. 5ème Festival International des Littératures Policières, à
Toulouse. Epilogue de la mati...
Joyeux anniversaire Monsieur Sartre!
-
Y a-t-il une vie en dehors de Jean-Paul Sartre ? Le cinquantième
anniversaire de la première publication des Mots n’a échappé à personne.
Surtout pas à l'E...
Né à Toulouse, sous le signe du Taureau… ascendant Balance, d'origine basque, rustique ou raffiné, écrivain de cœur ou de raison, tantôt cocasse vraiment épicurien, tantôt charmeur assurément gourmand. Si je me découvre casanier au fil des ans, je voyage au gré des nouvelles rencontres.
Passionné de littérature et d'écriture, j'ai écrit au fil du temps qui passe, quelques romans, une pièce de théâtre, une vingtaine de nouvelles vers la Belgique et le Québec. Réellement intéressé par l'informatique (formidable outil), par les gens (curiosités pour entomologiste), par les rapports humains (sources de richesse). J'ai également l'envie folle de continuer d'écrire, installé dans le piémont pyrénéen ou le Jura vaudois... Je veux continuer à rêver d'un demain plus beau qu'avant-hier afin de pouvoir jouir encore d'un futur proche... en oubliant, si possible, l'imparfait du subjonctif.
Vous trouverez dans les archives de ce blog quelques unes de mes critiques artistiques, certaines de mes chroniques littéraires, quelques articles et interviews de la fin des années 80, publiées dans le quotidien régional « Le Journal de Toulouse » . Également pour ceux qui aiment lire... quelques billets d'humeur et quelques nouvelles littéraires, comme autant de clins d'œil, d'un genre court et abrupt, qui n'autorise que le travail de ciselure et interdit les à-peu-près. Si vous êtes un auteur à la recherche d'une aide pour des travaux de réécriture, de correction, un chef d'entreprise ayant besoin des services d'un copywriter ou un entrepreneur voulant élaborer son plan média sinon le directeur d'une publication voulant me confier la rédaction d'un article, d'un reportage... envoyez-moi un e-mail. Si vous êtes éditeur, éditrice...contactez-moi ! . Pour échanger sur la joie et le bonheur d'écrire, me demander quelques conseils : écrivez-moi !
Envie de sourire, de lire mais trop de paresse ? Ouvrez donc vos oreilles...
Il s'agit de l'adaptation radiophonique d'une de mes nouvelles littéraires : Faut pas pousser...". Cetteouvelle est lue par Jacques Viala, excellent comédien; son enregistrement a été réalisé dans les studios de la RTBF, à Namur (Belgique) en 1998 et radiodiffusé dans l'émission dominicale, " Le Polar du Dimanche ", produite par Dominique Vasteels puis sur les ondes francophones, à travers le monde. Cette année-là, ce texte avait été lauréat du concours de nouvelles policières, organisé par la radio nationale belge, " Prix du Ligueur ", publié dans la presse. Il faut savoir qu'au début des années 90, Radio France avait abandonné l'organisation de son prestigieux concours de nouvelles littéraires. Hélas, la RTBF capitula, à son tour, en 2008. La défense de la langue française a donc, désormais, du plomb dans l'aile en ayant perdu ses deux plus tonitruants défenseurs...
Mes coups de coeur... des livres qui hantent ma mémoire
" Le totem du loup " de Jiang Rong.
" Le chemin des âmes " de Joseph Boyden.
Toute l'oeuvre romanesque, théâtrale de Jean Guénot sans oublier ses pièces radiophoniques... et avant tout " Écrire, guide pratique de l'écrivain ", la Bible de l'apprenti-écrivain consciencieux.
Toute l'oeuvre de Jim Harrison, notamment " Dalva " et " Légendes d'automne " .
" La rivière du sixième jour " et " Montana, 1919 "de Norman MacLean.
Toute l'oeuvre de John Fante, notamment " Bandini ", " Demande à la poussière " et " La route de Los Angeles ".
" Manuel de Falla " de Jean-Charles Hoffelé.
Toutes les nouvelles de Raymond Carver, champion américain de la catégorie.
Toute l'oeuvre de Tony Hillermann, notamment " La voie de l'ennemi ".
Toutes les tribulations australiennes de l'Inspecteur Napoleon Bonaparte alias " Bony " d'Arthur Upfield
Tout Philippe Djian avant son arrivée chez Gallimard, notamment " 50 contre 1 " (nouvelles), " 37,2 ° le matin " et " Maudit manège ".
" Le lac " et " Les belles endormies " de Yasunari Kawabata.
" Shosha ", " Amour tardif " (nouvelles), " Ombres sur l'Hudson " et " Le magicien de Lublin " d'Isaac Bashevis Singer.
" Le nom de la rose" d'Umberto Eco.
" Des larmes et des saints " et " De l'inconvénient d'être né " d'Emil Cioran.
" A mi-chemin " et " Balades au paradis " (nouvelles) de Sam Sheppard.
" La métampsychose du Docteur Smidi " d'Armand Olivennes.
" L'homme aux pâtes " de Michel Field, un des livres les plus drôles que j'ai jamais lus...
" Le parfum ", " Le pigeon " et " La contrebasse " de Patrick Süskind.
" Le salon du Wurtenberg " , " Les escaliers de Chambord ", " Tous les matins du monde " et " Petits traités, tomes I ,II et III " de Pascal Quignard.
" La décision médicale " de Lucien Israël.
" Retour à Zornhof " de Gérard Oberlé.
" Le beau revoir " de Guy de la Valdène.
" Les Indiens d'Amérique du Nord " d'Edward S. Curtis, des photos extraordinaires d'humanité...
" L'objet de l'amour " de Marie-Hélène Breillat.
Impatient(e) de lire ? Livraison gratuite... ça vous tente ?
Lire un livre numérique (e-book) sur Kindle Fire HD, la liseuse multimedia d'Amazon ?
Je recherche une maisonnette, de briques rouges et de belles pierres...
Voici celle du chef-jardinier du Parc de Bagatelle, à Paris... la mienne serait un vrai refuge pour bêcher mon carré potager, cultiver mon jardin intérieur, m'enchanter du chant des oiseaux, voir le vent tourner les pages et pouvoir y écrire en paix... à votre bon cœur !
Critique littéraire en ligne...
Une bande de copines, blogueuses, lectrices compulsives, prend la plume.
Vous cherchez un hébergement, une location de vacances, à Toulouse
... pour y faire un stage de formation, du tourisme au soleil, rendre visite à de la famille ou à des amis qui ne peuvent vous proposer le gîte ?
☼ Mieux qu'une chambre d'hôtel parce qu'à moindre coût, vous y êtes indépendant, autonome et parce que vous pouvez y cuisinez à votre guise... faîtes le choix de louer à la semaine ou au mois, en plein centre-ville le magnifique studio de Sabine, une amie.
... pour voir ses rêves flotter jusqu'au loin. Visitez Carla-Bayle (09), village d'Art. J'y ai peint cette aquarelle, en 1997, depuis les remparts. N'y manquez, pour rien au monde, le rendez-vous annuel du festival d'été " Rue des Arts ".
Donner son sang ?
C'est sauver une vie... en 15 minutes, le temps de remplir une poche. Facile, non ?
Aimez-vous l'aventure ?
La peinture peut montrer un vrai pouvoir de suggestion... il en est ainsi de cette oeuvre de Yann Normand : " Le pet dans l'ascenseur ".
Envie d'offrir ?
Ne vous contentez pas de prêter l'oreille avec sérieux... faîtes un don, avec le sourire !
Plus de 50 ans après l'appel de l'Abbé Pierre à la France entière...