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mardi 2 septembre 2008

L’avez-vous déjà lu ? Michel Field. « L’homme aux pâtes »... roman ?




Un ovni dans le ciel… 
Michel Field est à l’écriture ce que le Béluga, pour certains, est au caviar. Le nec plus ultra ! Mercredi dernier, il était l’invité d’Ombres Blanches pour une signature. Où cela ? Au restaurant « Mille et une Pâtes », rue Mirepoix, bien sûr… Sympa !*


Article et entretien publiés le 26 décembre 1989, dans « Le Journal de Toulouse ».



Vous avez un fils ? Une fille ? Qui aiment lire ? Avez-vous un ami, un amant, un mari ? Vous avez une amie, une maîtresse, une légitime ? Qui aiment lire… non pas en picorant les pages ou en léchant les images distraitement qui AIMENT lire passionnément ? Alors, un cadeau s’impose… le dernier roman de Michel Field, « L’homme aux pâtes », aux Éditions Bernard Barrault. Une fête culinaire !
Imaginez un instant : Rabelais, Proust, Molière, le Père Dumas, Flaubert, se tenant par la main pour écrire, tous ensemble, une bouffonnerie extraordinaire. N’imaginez plus. C’est là ! Inclassable ! A cheval sur toutes les frontières littéraires.
Le récit débute d’emblée sur un cri. Nous sommes à table. Ce dîner mondain auquel assiste la narrateur que l’on pourrait appeler Bartolomeo Scappi… Clara, son amie, l’a voulu pour fêter ses dix ans de radio, son cinquième divorce et de plus, tenter de reconquérir son directeur afin qu’il lui conserve son émission en nocturne. Le narrateur, sollicité par Clara en perdition, a mitonné, avec un art consommé, des spaghettis aglio e olio, après moultes tergiversations. Ce sera l’occasion d’une rencontre tonitruante avec un personnage haut en couleurs, Angelo Lombardi, spécialiste intarissable des pâtes alimentaires.
Une épopée loufoque où l’érudition est reine. Une saga désopilante qui mêle les nœuds entre les jalousies et les ambitions des protagonistes, marionnettes et pantins. Michel nous décoiffe ; en historien, il extirpe du passé les recettes et modes de cuisson de toutes sortes de pâtes supportant la cuisson à l’eau. Diantre, elles foisonnent… Ricciarelle, lasagne, rigatoni, tortiglioni, millerighe et que sais-je encore ! Un kaléidoscope géant que cet écrivain fait fonctionner sur fond de farce. Commedia dell’arte. Ping-pong échevelé entre de grands moments cinématographiques et l’évocation de vins millésimés. Michel Field fait pérorer ses personnages intemporels, discourt joyeusement avec ses lecteurs qu’il prend par la manche, en aparté… Il fait un bras d’honneur espiègle à ceux des critiques littéraires qui seraient de trop malhabiles lecteurs. Il anticipe sur le mauvais papier qu’ils pourraient écrire : « Le style est celui d’un brillant khâgneux. C’est dire que la profondeur y est superficielle et le brio gratuit. Quant à l’érudition complaisamment étalée, on se contentera de dire qu’elle est celle, encore appréciée pour certains, d’une bête de concours » (sic).
Michel, démiurge rigolo, fait dans l’autodérision. En fait, son écriture est tout le contraire. Magistralement novatrice ! Il sculpte son texte comme l’ébéniste écrit sur ses bois précieux… avec un profond respect pour l’ouvrage. Le lire est comme une grande bouffée revigorante. Il fait partie des quelques illuminés qui recréent la littérature, avec une stylistique qui sera celle du XXIème siècle… Longues strophes haletantes, rhétorique surprenante, vous lisez ces tempos allègres comme l’on écoute les variations des airs de jazz. En jubilant !
Michel multiplie les repères, les clins d’œil vers ses lecteurs. Il ose des pages d’écriture singulières que je vous laisse découvrir… Vous lirez les premières pages, tard le soir du Réveillon. À l’heure où les gosses ressemblent à des extra-terrestres avec leurs yeux comme des soucoupes volantes : « Maman – dodo – maison ! ». Vous ne pourrez plus lâcher l’objet du désir. Les heures passeront, envoûtantes. C’est un bouquin rare pour lequel, si on venait à me le prêter, j’aurai un tel besoin d’appropriation que j’irais l’acheter… pour pouvoir le prêter à mon tour à un ami en lui recommandant de s’aventurer jusqu’au bout pour apprécier ce feu d’artifice. Comme moi, vous tournerez la dernière page, malade. Mal au ventre d’avoir trop ri, éberlué. Je suis allé l’interroger sur l’enjeu de son style excentrique. À trente-cinq ans, il a l’humour en bandoulière, en philosophe qui aurait oublié d’être triste.




Un livre de cuisine littéraire.





Patrick Besset
: Ce roman n’est-il pas une immense plaisanterie, un gigantesque canular ?

Michel Field : Je voulais faire raisonner ou travailler en métaphores, avec le type de plaisirs qu’on peut avoir quand on cuisine. Une sorte, comme ça, de plaisir du toucher, le plaisir des odeurs, etc. Je ne voulais pas que le travail d’écriture soit extérieur à son objet lui-même. C’est donc un livre de cuisine littéraire. Il y est beaucoup question de la cuisine de l’écriture et de tout ce que l’écriture contient de plaisirs. Il y a chez moi une nécessité de jouer sur la dérive des structures, sur les développements.

P.B. : L’omniprésence des sons… te relis-tu à voix haute lorsque tu écris ?

Michel Field
:
C’est curieux, car c’est très important, il y a une grande importance donnée aux assonances… alors que je ne lis jamais mon texte à haute voix. Je dois donc avoir une voix intérieure qui résonne fort, dans le même temps que j’écris. Je suis fasciné par la voix qui m’intéresse comme problème philosophique. Pour moi, la pâte des mots est aussi la pâte des sons, c’est aussi tous les jeux d’évocation et d’assonances.

P.B. : Il m’a plu de voir que tu utilises à chaque fois le juste mot, très pointu, sans craindre de faire achopper le lecteur.

Michel Field
: Pour moi, le métier dont je me sens le plus proche, peut-être parce que je suis très infirme de mes mains, et pour lequel j’ai une admiration absolument totale est celle d’ébéniste. Un métier d’artisan, avec des exigences. Si le mot n’est pas connu par mon lecteur, je suis content qu’il puisse aller vers le dictionnaire. C’est une dérive, un plaisir supplémentaire, ce ne doit pas être gênant pour le lecteur… juste une voie d’accès royale au dictionnaire, qui est peut-être le plus beau des livres.

P.B. : Les pages étranges que le lecteur découvrira… c’est une volonté de de révolutionner la façon de narrer ?

Michel Field
: C’est pour casser l’habitude ou la connivence qui peut exister entre le lecteur et son auteur. C’est une façon de rappeler le lecteur à l’ordre… Rien ne me déplaît plus que le confort de lecture, quel qu’il soit ! Chaque livre que je lis est comme une aventure, j’ai envie qu’on me trouble, qu’on me propose des chemins de traverse, plein de ronces. J’ai utilisé la grève du narrateur, la page blanche, le jeu des signes, des fausses pistes… j’ai écrit ce livre comme un livre que j’aurais voulu lire !

P.B. : Au début du chapitre III, des pages folles m’ont fait éclater de rire. J’ai été obligé d’interrompre ma lecture… pour souffler, avant de reprendre le court du récit. Le roman n’aurait-il pas dû commencer là ? C’est dingue de parvenir à tenir le lecteur en haleine avec une telle force pendant ces soixante-treize pages !

Michel Field
: J’ai voulu saturer le récit jusque là… afin de provoquer une rupture. C’est un effet de contraste. Je pense à une chose, là… en te répondant. Il y a eu un très, très beau film, fait sur le tournage de « Fanny et Alexandre » de Bergman. Il dirigeait les enfants et les adultes en leur demandant de moins jouer par moment ; il leur disait qu’il ne fallait pas avoir peur de moments plus plats, apparemment moins signifiants. Ces moments étaient importants… C’est une image qui est très présente. J’avais envie d’engager le livre sur une fausse piste, qui n’en est pas une tout à fait. L’intrusion, vraiment en rupture, de Lombardi. Je voulais VRAAAAAIMENT qu’elle fasse péter un truc ! Et je pense que ça aurait perdu de cette force, du moins c’est le pari que j’ai fait, si j’avais eu besoin d’un peu de plat, avant de poursuivre…






« L’homme au pâtes » par Michel Field, chez Bernard Barrault – 311 pages, 120 francs, soit 28,30 francs les 100 grammes.
Quand Michel Field se présente à nous... campionissimo, al dente !

Chez « J'ai Lu » sous le n° 3825.



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Bulletin météorologique du jour et des suivants car un écrivain averti en vaudrait deux !




Si le temps est à l'orage, emparez-vous d'un recueil de nouvelles joyeuses, vous pourrez toujours entendre les récriminations de votre compagnon ou de votre compagne qui s'époumone dans la pièce voisine sinon votre descendance qui s'étripe à l'étage.
Si la pluie mouille le jardin, lisez des bandes dessinées, des recettes de cuisine ou des magazines automobiles afin de moins vous mortifier...
Si une éclaircie pointe à l'horizon, saisissez le bouquin abandonné l'avant-veille pour vous installer confortablement devant la vitre du salon.
Si le soleil perce au travers des nuages, prenez un des titres que je vous recommande et jetez dans les cendres de la cheminée une mèche de vos cheveux pour conjurer le mauvais sort... mais de grâce, lisez, lisez encore, lisez toujours.

Il n'y a pas que le sexe ou le travail dans la vie, pas plus qu'il n'y aurait que des bons ou des méchants autour de vous...

Vous lisez ? Un peu, beaucoup...

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Playing for Change : un succès planétaire !

Playing for Change est un projet musical multimédia qui met en scène des musiciens des quatre coins du monde pour diffuser un message de paix. En mars 2005, Mark Johnson, ingénieur du son et réalisateur, filme le guitariste et chanteur Roger Ridley dans les rues de Los Angeles, interprétant Stand by me. Il décide alors d'ajouter à cette même chanson d'autres musiciens dont Grandpa Elliot à la Nouvelle-Orleans avec sa voix chaude, en superposant leur interprétation à celle de Roger Ridley.

Il part alors avec son équipe à Barcelone, où il enregistre notamment Clarence Bekker sur Stand by me avant de partir pour l'Afrique du Sud, l'Inde, le Népal, le Proche Orient afin d'enrichir Stand by me et d'autres chansons créées sur ce même concept. La vidéo officielle de Stand By Me compte aujourd'hui plus de 39 millions de visites sur Youtube et Dailymotion (actualisé en 2012).

Stand by Me (Reste près de moi) est une chanson interprétée par Ben E. King alias Benjamin Earl Nelson (1938-2015), composée et écrite en 1961 par lui-même avec Jerry Leiber (1933-2011) et Mike Stoller (1933- ..).

La Fondation Playing for Change est une organisation à but non lucratif destinée au développement d'écoles de musiques à travers le monde. En 2008, une première école de musique est créée par la Fondation à Guglethu, (Ntonga Music School), dans la banlieue de Cape Town, en Afrique du Sud. En 2010 deux écoles de musiques construites et ouvertes: L'École de Musique et de Dance Bizung, à Tamalé (Ghana), L'École de Musique de Kirina (Mali). La Fondation Playing for Change développe des programmes éducatifs au Népal à Tintale (Katmandu) et au Rwanda (Intore Cultural Center) en collaboration avec d'autres organisations.
La formation musicale " The Playing For Change Band " sera en tournée à travers le monde dès février 2012. On y retrouvera Mohammed Alidu (percussions - Nord du Ghana), Clarence Bekker (voix - Pays-Bas/Surinam), Grandpas Elliot (voix/harmonica - Nouvelle-Orléans), Mermans Kenkosenki (voix/percussions - République Démocratique du Congo), Jason Tamba (guitariste - Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo) et Titi Tsira (voix - Gugulethu, township du Cap-Occidental, Afrique du Sud).

D'autres chansons sont rassemblées sur un cd/dvd produit en collaboration avec Concord Records, sorti en avril 2009 aux États-Unis. En 2010, un deuxième album sort, Playing for Change Live, qui réunit des artistes du monde entier sur scène. En 2011, un troisième album sort, "PFC 2: Songs Around The World".

Le documentaire "Playing for change : Peace trough music", (83 min) réalisé par Mark Johnson et Jonathan Walls est un voyage musical sur quatre continents qui relate la réalisation de ces chansons autour du monde, nous mène à la rencontre de musiciens de divers horizons, évoquant la réalité dans laquelle ils vivent et contemplant le pouvoir de la musique en tant que vecteur universel de paix. Le film est d'abord présenté en 2008 dans une version inachevée au Festival du Film de TriBeCa, à New York, avant d'être diffusé dans une version courte (57min), en été 2009 sur le "Public Broadcasting Service" (PBS) - réseau de télévision public à but non lucratif avec 354 stations de télévision membres aux États-Unis qui le détiennent en propriété collective. La version finale (83 min) est sortie aux États-Unis en octobre 2009 aux États-Unis en DVD en septembre 2009.


Pour vous, selon les circonstances, écrire correspond à...



. une vraie corvée qui vous pourrit la vie ? Vive le dictaphone, le téléphone sans fil et votre webcam...


. une étape obligatoire dont vous vous accommodez pour rédiger un rapport, demander une augmentation de salaire, vous plaindre d'un commerçant malhonnête ou dénoncer un voisin trop bruyant ?


. une activité archaïque, de la nostalgie au charme suranné qui vous ramène au temps de votre enfance, à l'époque des pleins et des déliés, du porte-plume, des plumes Sergent-Major et du bonnet d'âne ?


. un simple plaisir qui vous rend heureux, en maniant le verbe et la langue, afin de faire de belles phrases pour offrir de beaux voyages imaginaires à vos correspondants coincés dans la routine du quotidien ?


. une véritable drogue, vous êtes graphomane ? Pas un jour, pas une heure sans une ligne dans votre journal, sur l'écran d'un de vos ordinateurs, sur une feuille blanche, sur une page de carnet, dans la marge du journal parcouru en buvant votre café noir.


. une religion païenne ? Tous les jours, vous remerciez le ciel d'avoir permis aux sumériens des temps Anciens de vous léguer une si belle invention.

... dîtes-moi donc à quoi correspond, pour vous, le temps passé à écrire ?

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Merci Jacquie !


Jacquie Lawson e-cards

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