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jeudi 9 août 2012

Aris Fakinos, un écrivain grec exilé en France qui fit découvrir son pays à tout un public français de lecteurs conquis...

----------  Rencontre  ----------


« Les enfants d'Ulysse » par Aris Fakinos


L'ombre du passé lointain ! *


* Article publié le lundi 11 décembre 1989 dans le quotidien régional « Le Journal de Toulouse ».




Invité de la Librairie Ombres Blanches, Aris Fakinos était de passage à Toulouse pour présenter son dernier roman « Les enfants d'Ulysse ». Simple et cordial, il nous a raconté son chemin d'écriture et les coulisses de ce roman. 



Aris Fakinos, à l'âge de cinquante-quatre ans, est l'un des meilleurs écrivains grecs contemporains, disent les lecteurs avisés. Il écrit en grec, est traduit en français et à l'étranger. Enseignant né à Maroussi, au cœur de l'Attique, il dut en 1967 fuir, vers la France, la dictature des colonels. Dès lors, journaliste et homme de radio, il s'employa à poursuivre son œuvre littéraire, riche de onze titres. Son dernier roman raconte l'histoire d'un jeune garçon qui grandit dans une Grèce qui bouge, qui se bat, qui se déchire, qui perd ses hommes. En ponctuation, la longue attente d'Ulysse, roi d'Ithaque et de ses compagnons attendant dans le cheval de bois l'opportunité d'entrer dans Troie assiégée. L'enfant, allaité au merveilleux, fait une analogie entre les héros des combats légendaires de l'Antiquité et ceux de 1940 et de la guerre civile qui s'ensuivit. Un témoignage étrange comme un hommage avec une pudeur sans pareille. Des silhouettes bienveillantes : Antonis, vieux menuisier et Athéna, belle résistante.


Aris Fakinos : une conscience venue de l'Antiquité (photo Manuel Vimenet)

Journal de Toulouse : souvent est évoqué l'existence d'un roman dans le roman, comme une vogue. Bien souvent l'impression d'un style fabriqué mais là, aucune facilité n'apparaît. Au contraire, la certitude que vous avez dû "dégraisser" pour donner plus de force...

Aris Fakinos
: c'est un bouquin qui, non seulement m'a pris beaucoup de travail mais en plus... pour la première fois, il m'est arrivé, pour avoir une page définitive par exemple, d'avoir écrit dix ou douze fois au moins... chaque page. Et toujours avec la même hantise : dégraisser, enlever, manier le ciseau, quoi ! Ça vient tout seul... Si l'on a des choses à dire, il vaut mieux ne pas l'habiller avec des fanfreluches. Pourquoi ? Parce que je voulais que ça soit le plus sobre possible. Je pense que quand on est sobre, on est fort... sans faire un effort pour cela. En plus, je voulais éviter le piège de commenter les choses, d'une part... et de me lamenter aussi. Comme les évènements que je raconte sont des évènements très graves : la guerre, le massacre... tout ça, je ne voulais pas faire encore un livre sur la guerre, le massacre mais sortir de là ce qui est le plus important : la fin d'un monde et l'arrivée d'un nouveau qui est terrible ! C'est à dire la rencontre du monde moderne, qui a commencé pour moi en 1940, avec la guerre et la fin de l'ancien monde grec. Car la Grèce, à cette époque là, vivait pratiquement encore avec l'esprit de l'Antiquité... Nous, en Grèce, quand on a vu des Allemands débarquer pour la première fois, ce n'était pas les Allemands qui arrivaient seulement mais un autre monde... carrément ! De toute façon, même aujourd'hui, on sait très peu de choses sur la Grèce. En 1967, arrivé en France, je voulus écrire le "livre noir de la dictature anglaise" mais, en farfouillant dans les archives, je ne trouvais rien de ce qui se passait alors. À l'époque, la Grèce faisait partie de l'Alliance Atlantique et il était difficile, pour l'Occident, de parler d'une guerre civile où l'on se battait entre gens de gauche et gens de droite. Dans un pays occidental, le maître-mot de la guerre froide, c'était quoi ? Chez nous, c'est le pays de la liberté et chez eux (à l'Est), c'est le chaos. Or, dans ce camp de la liberté, c'était la pagaille ! Il y avait une guerre civile qui a coûté à la Grèce pratiquement un demi-million de morts. Hallucinant ! On ne savait pas comment justifier cela. On avait honte, aussi d'admettre que la Grèce, juste après la Libération, fut occupée par les Anglais... de dire que les mouvements de résistance se virent interdits de participation au Gouvernement. 

 
J. de T. : malgré la volonté de narrer des faits historiques, vous avez su garder une véritable fraîcheur littéraire...


A. F. : mon objectif était de montrer aux gens, à moi-même d'abord, quelles étaient les conséquences de ces évènements... et pourquoi il y a des milliers de grecs qui sont complètement paumés, qui sont exilés à gauche... à droite. J'ai voulu montrer que la Deuxième Guerre Mondiale, la guerre civile étaient notre entrée dans le monde moderne... et que nous avions vécu, bien avant, des situations que l'Occident est entrain de connaître. Pourquoi l'Occident ? Parce que, pour moi, la Grèce n'est ni l'Occident ni l'Orient, c'est la Grèce ! Sur le fil du rasoir. J'ai voulu rester littéraire car l'écrivain, au contraire de l'historien, raconte les conséquences des évènements et l'émotion. L'Histoire a toujours été faite par les Grands... pour les Grands. Voilà le travail qui était à faire : parler de celui qui a fait l'Histoire, de l'inconnu qui s'est battu, du petit Caporal. Vraiment !

J. de T. : vous aviez un père formidable, un vrai philosophe. Il a une phrase terrible parlant de la Grèce : « Avec un peu de chance, on n'aura plus affaire à des conquérants mais seulement à des protecteurs. En somme, de l'état d'esclaves, on passe à celui de putains ».

A. F. : il n'avait pas tort quand on voit ce qui se passe aujourd'hui... Mon père était fondamentalement un pessimiste. Chaque fois que nous lui disions : « Mais pourquoi ne crois-tu pas qu'après la guerre, ça sera mieux ? ». Il répondait : « Mais pourquoi ça sera mieux ? Du moment où l'Histoire, que nous avons derrière, est plus longue que celle que nous avons devant nous, très probablement ». Il avait une Histoire de trois mille ans derrière lui. Rien ne lui laissait supposer que l'Homme serait meilleur dans l'avenir. La bombe atomique, pour lui, fut le signe d'un début de la fin. Même chose quand il vit les photos de camps de concentration, en Allemagne. Tous nos ancêtres, Platon et les autres, nous montrèrent qu'il existe plusieurs chemins : le Bien et le Mal, l'Homme a choisi le chemin du Mal. Quand on voit ce qui se passe aujourd'hui... mon père avait bien vu. Il ajoutait que, quand il y aurait du progrès, l'esclavage que nous vivons changerait de forme... La Grèce fait tout le temps du tourisme. Mais c'est quoi ?  C'est comme si vous ouvriez votre maison aux voisins, aux gens qui passent en leur disant : « Viens voir ! J'ai une belle maison... ». Les gens viennent et en partant vous laissent, dans une assiette, des sous. On vend quoi, nous les Grecs ? On vend les antiquités, le soleil et la mer.

J. de T. : j'ai été ému de voir les sacrifices qu'il avait choisi de faire, pour permettre à son fils d'apprendre, d'étudier.

A. F. : il avait cet espoir. C'est pourquoi, lors d'alertes à la bombe, quand ma mère essayait de sauver, je ne sais pas moi... la bouffe, un ou deux meubles, je ne sais pas quoi... lui, prenait un drap, courait à la bibliothèque, prenait tous les bouquins qu'il pouvait... pour les mettre à l'abri. Parce qu'il disait qu'ils étaient l'expérience des autres, la sagesse des autres, et qu'il fallait conserver cette sagesse. Il me disait souvent : « A quoi sert-il de savoir lire si on n'utilise pas la sagesse qui est dans le Livre pour avancer dans l'avenir ». Ce qui m'étonne aujourd'hui, c'est que l'on redécouvre que la Terre est ronde ! On apprend aux femmes comment accoucher, c'est extraordinaire ! Comment bien manger... On a perdu le contact avec les traditions. Les vieux ne nous parlent plus car on les enferme dans les hospices. C'est comme si vous preniez un livre et le jetiez dans une cave. On refait des conneries qui ont déjà été commises alors que... d'avancer c'est faire des conneries inédites, au moins. Ne pas tomber dans le même trou ! C'est consolant. Mon père me disait : « Si tu étais un chat, je t'aurais appris comment attraper des souris, si tu étais un chien comment ronger un os. Tu n'es ni chat, ni chien... tu es un homme, je dois t'apprendre à vivre avec les hommes ». Propos recueillis par Patrick Besset.

 












« Les enfants d'Ulysse » d'Aris Fakinos, traduit du grec par Roselyne Majesté-Larrouy au Seuil - 187 pages, 85 francs.






Aris Fakinos s'est éteint des suites d'un œdème pulmonaire, le  3 mai 1998 à Montreuil (93). Il nous laisse une œuvre remarquable, majoritairement traduite du grec par sa compagne Roselyne Majesté-Larrouy et publiée chez Fayard et au Seuil.



 




Pour en savoir plus, n'hésitez pas : envoyez un courrier électronique à Patrick Besset sinon flashez le "QR code" avec votre smartphone ou cliquez dessus...
 

dimanche 5 août 2012

Entretien de Paul Dubois avec Patrick Besset sur la création littéraire.

Patrick Besset : « Je n’ai jamais connu de syndrome de la page blanche »



Photo de Patrick Besset, datant de 1999, prise par Raymond Souhami, un photographe.
Photo de Patrick, datant de 1999, prise par Raymond Souhami, un ami photographe.

Patrick Besset, écrivain, partage dans un entretien à Écrire un roman, sa vision de l’écriture et du monde de l’édition. Passionné de littérature, il a à son actif quelques romans, une pièce de théâtre et une vingtaine de nouvelles.

Vous pouvez le retrouver sur son blog : « Patrick Besset... écrire avant tout ! »


Présentation



Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?


Je suis né à Toulouse, un 15 mai 1960... J’aurais préféré naître en terre basque comme ma mère, histoire d’oser croire que j’aurais pu apprendre sa langue secrète dès l’enfance. En fait, je ne l’ai entendue qu’au travers des mots de ma grand-mère. Déjà dire, raconter prenait les contours d’un mystère. J’ai eu la vie d’un cadre commercial, souvent sur les routes de France, pestant de ne pas avoir le temps d’écrire, quand je le consacre à remplir des bons de commande, à visiter une clientèle de pharmaciens ou de vétérinaires et trop stressé pour écrire durant les temps de chômage, entre deux postes.


Quel est votre parcours d’auteur ?


Tout d’abord, l’amour de la langue française, la quête perpétuelle du mot juste, un combat de toujours pour défendre mon vocabulaire jugé trop riche par mes potes, par mon entourage qui me pensait certainement pédant quand je les désarçonnais. Je rétorquais bien souvent :

« Pourquoi se contenter d’utiliser quelque 400 mots comme tout français moyen pour balbutier misérablement, chichement quand nos dictionnaires en abritent bien 40 000 pour mieux nous exprimer ? A-t-on vu beaucoup de peintres ne pas s’emparer de tous les pigments mis à leur disposition ? »

Puis, me vint l’envie d’être lu par un plus grand nombre et pour cela, il me fallait être publié ; je le fus pendant trois années à la fin des années 80 pour nombre d’articles, de critiques littéraires et artistiques dans un quotidien régional – Le Journal de Toulouse – ce qui me fit découvrir être l’objet de l’attente de certains lecteurs avides de me lire. Je m’intéressai ensuite au genre de la nouvelle littéraire et fus lauréat en 1998 du concours de la nouvelle policière de la RTBF, en Belgique. Depuis lors, je n’ai cessé de caresser le doux rêve de pouvoir vivre, un jour, exclusivement de mes droits d’auteurs et j’écris des romans, des nouvelles, du théâtre.


Depuis combien de temps écrivez-vous ?


Depuis l’âge du lycée, j’ai écrit pour mieux dire... mon admiration, mes moqueries, mes révoltes, mes amours.


Comment vous est venue cette envie d’écrire ? Avez-vous d’autres passions ?


Je me souviens que c’est lors de ma première année en médecine, en 1979, que j’ai décidé qu’un jour, je serai écrivain... je suis passionné par la peinture, la sculpture, l’observation de la nature et de mes semblables.


Routine de vie

 


Travaillez-vous dans un endroit fixe ? Si oui, pouvez-vous le décrire ?


Il s’agit de mon appartement, parfois dans le salon, sur une table bistro ou dans la cuisine, j’affectionne d’écrire pendant que mijote un bon ragoût sur le feu et le plus souvent, dans mon bureau qui est une vraie tanière : amoncellement de documentations diverses, de livres, d’un fouillis qui ferait frémir n’importe quelle chatte pouvant y perdre ses chatons. Je travaille sur un immense bureau modulable, fait sur mesure dans les années 80, par une société d’Albi avec un très grand plateau sur lequel, j’ai pu tour à tour poser mes divers ordinateurs et mes multiples écrans. Aujourd’hui, un desktop est à mes pieds et un écran plat de 19 pouces en face de moi, à presque une longueur de bras, un clavier et une souris sans fil pour ne pas me sentir entravé.


Combien de temps consacrez-vous à l'écriture par jour, par semaine ?


J’écris bien au moins une heure par jour sinon, je ne suis pas bien et il m’arrive d’écrire quelques heures d’affilée en plein élan créatif.


Aimez-vous travailler dans le silence ou en musique ?


Je n’ai pas de règle. Le silence peut être pesant durant la journée et la TV est souvent en fond sonore dans une pièce voisine, car je vis seul, en célibataire géographique... mais durant la nuit qui est vraiment productive pour moi, j’écris dans le silence, car je suis respectueux du sommeil de mes voisins.


Êtes-vous sujet à la procrastination ?


Je pense constamment au texte que j’ai sur mon établi (dans la mémoire de mon ordinateur) même si je n’écris pas et je m’accorde alors l’absolution devant mes temps de « repos » quand d’y penser, de ratiociner a fait naître quelques bonnes idées, quelques belles phrases.


Méthodes d’écriture

 


Écrivez-vous sur papier ou ordinateur ? Pourquoi ?


Sur un ordinateur ou dans des carnets ou des cahiers... je suis un vrai senior geek et dans des carnets ou des cahiers, car cela correspond à un besoin sensuel, au désir d’étreindre la langue, de la modeler comme je le fais de l’argile pour mes sculptures. Sur l’ordinateur grâce à la fonction copier-coller, le texte est tout de suite impeccable en apparence et les repentirs ont disparu... alors que la relecture des brouillons peut conduire à explorer d’autres paysages abandonnés précédemment. Sur l’ordinateur, ils sont radicalement effacés de ma mémoire dans le même temps qu’ils sont effacés de la mémoire vive de mon PC. Ce serait donc dommage de se priver de l’écriture à l’ancienne... Continuons donc à sucer le bout du crayon à papier aiguisé au taille-crayon à manivelle et glissé à l’oreille comme le faisait le boucher de mon enfance avant de jeter les deux steaks sur le plateau de la balance !


Avez-vous déjà vécu le syndrome de la page blanche ? Si oui, quelle est votre recette pour le vaincre ?


Je n’ai jamais connu de syndrome de la page blanche, car j’ai toujours fait une parallèle avec la sculpture... la réussite de la mise en forme d’un texte médiocre naît de son patient malaxage, de la mobilité de ses mots, de ses phrases tout comme une informe masse de terre argileuse qui colle aux doigts s’échauffe à force de trituration et donnera naissance à une forme sublimée par la pensée jusqu’à devenir un splendide totem. Il faut donc accepter l’idée fondamentale qu’un chef d’œuvre peut être l’évolution d’un laborieux travail et que de produire parfois de la merde nous rend plus humains, moins proche des dieux... C’est presque rassurant pour ne pas se vivre en démiurge et pour éviter de subir la fin d’Icare ! Ainsi, la hantise de mal faire faire ne me paralyse pas ; la peur de la page blanche n’a pas de sens, car il n’y pas d’enjeu. Pratiquer l’art de la nouvelle, du texte court permet de désacraliser l’art d’écrire et m’a rendu familier avec la création de nombreux personnages et il me sied mieux d’écrire n’importe quoi que de de ne rien écrire.


Écrivez-vous sans savoir où vous allez ou planifiez-vous votre histoire ? 


À la rigueur, j’ai une intention... comme fil conducteur ; ensuite les personnages font irruption dans ma conscience et habitent mon imaginaire, le temps du récit.


Utilisez-vous une méthode particulière (plan, fiches de personnages, synopsis…) ?


À l’usage, je me suis aperçu que c’était vain... les personnages deviennent parfois importuns, tantôt envahissants, tantôt discrets, car ils ont leur propre vie que je ne maîtrise pas, j’en suis à la rigueur l’échotier, le biographe.


Prenez-vous beaucoup de notes ? Comment les organisez-vous (carnet, feuilles volantes, logiciel…) ?


Non, je me goinfre d’images et de souvenirs sonores, olfactifs, visuels sur lesquels j’ai greffé des mots sur l’instant pour essayer de les décrire... jusqu’à la saturation.


Qu’est-ce que change l’écriture d’une série de celle d'un roman unique ?


Je n’ai pas d’avis sur la question...


Inspirations

 


Comment trouvez-vous l’inspiration ? Musique, films, livres, photos ?


En étant à l’écoute du monde qui m’entoure, en évitant de ne regarder que mon nombril, en aiguisant mon appétit des créations d’autrui.


Avez-vous un ouvrage culte traitant de l’écriture ?


« Écrire, guide pratique de l'écrivain, avec des exercices » de Jean Guénot, le pape de l’auto-édition auquel j’ai consacré plusieurs articles de presse par le passé. Récemment, à la suite de leur mise en ligne sur mon blog littéraire, je l’en ai averti et il m’a gentiment répondu, presque espiègle, qu’il était toujours vivant, fidèle au poste.

Comment procédez-vous pour vous démarquer ?


Je ne procède pas, car le plus grand travail de l’écrivain comme de tout artiste est de se débarrasser de la facilité de faire « à la manière de » pour parvenir à accepter de parier qu’il est unique à tel point que ce qui fera sa force, son pouvoir d’attraction, sa sève, son miellat est justement son authenticité, sa singularité. Il faut travailler à ne pas être orgueilleux, mais à tenter de n’être que vaniteux...


Qui sont vos auteurs préférés ?


Jim Harrison, Philippe Djian, Pascal Quignard, Cioran, Tony Hillerman, Arthut Upfield, Sam Shepard, Raymond Carver, Norman Mc Lean, John Fante et tant d’autres...


Quel est le livre qui constitue votre idéal en terme d’écriture ? Pourquoi ?


Je n’ai pas de réponse précise, car je ne recherche pas de modèle... c’est sans intérêt.


Quels conseils donnerez-vous aux auteurs qui souhaitent écrire un roman et l’éditer ?


Tout d’abord, lire, lire et lire encore... n’importe quoi, tout est bon ! Et lorsque l’envie d’écrire se fait sentir, écrivez. Pour ce qui est d’être édité, apprenez au préalable les règles du jeu : un éditeur est un marchand qui veut gagner sa vie non pas grâce aux compliments des critiques littéraires — qui reçoivent gracieusement les offices de presse qu’ils revendront plus tard comme livres d’occasion pour arrondir leurs fins de mois, car dure est la vie du pigiste —, mais grâce aux milliers sinon aux millions de livres achetés par des lecteurs qui paient à la caisse d’une librairie de quartier, d’un hypermarché ou sur un site en ligne. Et ce qu’il publiera n’est pas forcément le plus beau des textes, mais plus facilement le texte à la portée du plus grand nombre... si vous ne voulez pas souffrir, ne mettez jamais d’amour-propre dans votre relation avec un éditeur : vous ne parlerez jamais la même langue. Restez lucide, ne défendez pas votre œuvre comme la prunelle de vos yeux, mais comme le kilo de tomates vantées pour être meilleures en croque-sel, que vous voulez vendre à la ménagère de moins de cinquante ans qui repasse devant votre étal pour la troisième fois telle une tapineuse, car elle a remonté le boulevard pour comparer les prix et l’apparence des légumes dont elle veut faire l’achat à moindre coût, histoire de cuisiner à son homme, une ratatouille digne de la recette de Belle-Maman.



Actualités


Quelle est votre actualité (projets, souhaits, etc.) ?


Achever un roman que j’ai sur mon établi depuis 1997 et qui a connu plusieurs versions successives, l’envoyer à mon éditeur qui trépigne puis acheter une jolie propriété à la campagne pour y fuir la sauvagerie annoncée de la prochaine rentrée littéraire.


Combien de temps avez-vous mis pour écrire votre premier manuscrit ? Et combien pour le corriger ?


Je crois me souvenir l’avoir écrit en un seul mois, un mois d’août torride de l’année 1979, suant jour et nuit, dans un état de transes... et une bonne année à le corriger.


Quels sont les problèmes que vous avez rencontrés ? Comment les avez-vous dépassés ?


Éviter le découragement, les pensées négatives de la mauvaise Muse, qui me susurrait à l’oreille : « Pour qui te prends-tu ? Écrivain, toi ? Jamais. »


Comment avez-vous réussi à décrocher un contrat avec une maison d'édition ? Avez-vous des recommandations à ce sujet ?


Par le plus grand des hasards... il était celui choisi par la RTBF qui organisait son prix de la nouvelle policière. Aucun conseil sinon d’éviter les escrocs et les pièges de l’édition à compte d’auteur.


Pourriez-vous nous détailler la méthode de travail de votre éditeur avec un auteur comme vous ?


Pas du tout, mon éditeur fait son travail d’éditeur : vendre mes livres et je fais le mien : celui d’écrire. Je n’attends de lui que des résultats qui se manifestent sous la forme d’un chèque des droits qui me sont dus et je me sers de tous les moyens légaux pour veiller à ne pas être grugé, dont celui d’exiger les respects du Code de la Propriété Intellectuelle.


Aux termes des articles L 132-13 et L 132-14 du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI), « l’éditeur est tenu de rendre compte » à l’auteur pour tout contrat d’édition et « de fournir à l’auteur toutes justifications propres à établir l’exactitude de ses comptes ».
La reddition des comptes est un document informatif qui doit permettre à l’auteur de connaître le plus fidèlement possible la réalité de l’exploitation de son oeuvre. Celle-ci doit être explicite et transparente.

Le Code des usages signé le 5 juin 1981 par le SNE et le CPE a complété ces principes. Il indique notamment que l’éditeur est tenu d’adresser à l’auteur au moins une fois par an un relevé de ses droits d’auteurs.

Cette obligation d’envoi systématique est limitée aux cinq premières années d’exploitation de l’ouvrage. Au-delà de ces cinq années, le relevé doit être établi par l’éditeur et être tenu à la disposition de l’auteur ou lui être communiqué à sa demande.


Un dernier mot à nos lecteurs ?


Tout d’abord, régalez-vous en lisant et prenez un pied gigantesque en écrivant si vous vous sentez être fait pour ça et n’écoutez pas les empêcheurs de tourner en rond qui vous jugent indignes d’une telle prétention. Courage aux coeurs fidèles, hardis ils vaincront !


Pour en savoir plus, lisez mon article : « Une leçon d'écriture ? S'il vous arrive de vivre pareille mésaventure... écrivez-moi, les quiproquos sont rigolos ! »


Entretien de Paul Dubois avec Patrick Besset.








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Jean-Louis Yaich et le Docteur Gérard Apfeldorfer furent les pourfendeurs d'idées reçues sur la boulimie et l'amaigrissement. Ils écrivirent un beau témoignage à quatre mains... belles leçons de persévérance !



Un millésime de... 1988 !



Et si je perdais quelques chose comme une centaine de kilos ? *


* article publié le vendredi 2 mars 1990 dans le quotidien régional « Le Journal de Toulouse ».



Jean-Louis Yaïch en est venu à peser jusqu'à 186 kg en 1981... Janvier 1987, la peur au ventre, il prend la décision d'enterrer sa vie d'obèse. Il rencontre le Dr Gérard Apfeldorfer, un psy spécialiste ès comportement alimentaire. Ensemble, ils vont combattre la surcharge pondérale de Jean-Louis. « Kilos de plume, kilos de plomb » est le récit, comme un journal paru au Seuil, de cette Odyssée. Une extraordinaire aventure humaine !


 

« À l'heure où j'écris ces lignes, je pèse 172 kilos ». Jean-Louis n'a pas fait dans le détail... à peine la trentaine, il se voit comme un vieillard. Depuis trop longtemps, le moral en guenilles comme un mur de planches disjointes, il a cherché asile. Il a trouvé un refuge : son frigo... A trop bouffer, il en était rendu à être bouffé par la graisse. 


Yaïch-Apfeldorfer, gloire au tandem ! (émission Apostrophes, mai 1988)
Impossible de nouer ses lacets, impossible d'attraper son sexe pour pisser... La honte fut vite là. Il s'est claquemuré chez lui, laissant péricliter sa petite maison d'édition. Dès lors, n'ayant plus le physique du jeune cadre dynamique, la déchéance le guettait, la cloche en ligne de mire... Il avait essayé tous les régimes. En vain. Il songea à prendre le mal par ses racines. Non plus comment mais... pourquoi ? Un médecin comportementaliste lui sembla le seul recours. 

Jean-Louis, avec une franchise totale nous dévoile le fonctionnement mental d'un boulimique, nous explique ses tourments, nous donne à voir ses appréhensions, sa peur de manquer... Gérard, pour sa part, observe avec une lucidité bienveillante son patient à la conscience dichotomique, œuvrera pour le guider au fil des jours et des mois vers la reconquête de son corps. 

Cette reconquête passera par une identification. La recherche du sens de sa vie. La plume ou le stylo comme un garde-fou afin de vite vider son sac pour ne pas se remettre à engloutir... 

Lecture salubre, par ses effets inhibiteurs sur la tendance que nous avons tous, à en faire trop. Trop de quoi ? Trop de n'importe quoi : sentiments, sports, boulot et que sais-je encore... A trop vouloir démontrer, on ne prouve rien. L'excès crée la nuisance ! Réfléchissez-y et vous verrez... Dominique, sa compagne, sera son soutien durant les neuf mois de sa gestation au terme desquels, il a accouché de sa graisse. Pour enfin se voir presque svelte, mieux dans sa tête, mieux dans son corps ! 

Ce journal à deux mains est comme le compte-rendu d'un combat de titans ou encore un hymne à la vie. Peu à peu, sous nos yeux, se redessine un Homme : une bouffée d'air pur pour ceux d'entre vous qui flipperaient trop... 

L'édition en collection de poche (Le Seuil, Points Actuels) s'est enrichie d'une sorte de mode d'emploi de l'amaigrissement. Patrick Besset.














« Kilos de plume, kilos de plomb » par Jean-Louis Yaïch et le Docteur Gérard Apfeldorfer, chez Le Seuil.





Dernière minute

Jean-Louis Yaïch, né à Alger, en 1951, fut imprimeur à Toulouse dans les années 70 pour des mouvements alternatifs en France et en Espagne alors qu'y sévissait le franquisme,  cofondateur à Paris d'une maison d'édition spécialisée pour la jeunesse (Éditions Léon Faure), directeur de collection chez Gallimard, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, nègre pour d'autres écrivains, psychothérapeute et sexologue pendant une dizaine d'années rue Réaumur, libraire breton spécialisé dans les livres rares à Bécherel, devenue Cité du Livre, gérant d'une laverie à Rennes...

Jean-Louis Yaïch, à Bécherel en 2009.
Depuis 2010, il s'adonne à la création authentiquement artisanale de stylos à partir de matériaux rares : ivoire de mammouth, ébène et autres bois précieux; il utilise le galuchat, la dorure à la feuille et par électroplacage au tampon.





Stylos Création
Le Bas Coudray.
35160 Talensac
Téléphone : 02.23.43.44.25
Contact : infos@stylos-creation.com






Le Docteur Gérard Apfeldorfer, psychiatre, cofondateur, en 1998, et coprésident d'honneur du Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids (GROS), est également l'auteur de plusieurs ouvrages, dont « Manger en paix ! » aux éditions Odile-Jacob en 2009. 


Ne s'affichant aujourd'hui qu'en tant que psychothérapeute, il promeut avec le Dr Jean-Philippe Zermati, un confrère s'affichant nutritionniste,  une nouvelle méthode d'amaigrissement se voulant radicalement différente et durable car travaillant sur le comportement alimentaire, les envies de manger émotionnelles... méthode qui se découvre en ligne sur www.linecoaching.com : il y propose deux formules tarifées mensuellement 19 € ou 25 €, jusqu'à résiliation.

La question se pose : qui du médecin ou du marchand doit-on écouter, entendre les conseils quand le premier apparaît sur un écran TV et le second sur la Toile ? La frontière entre les deux professionnels devient parfois si ténue que le doute naît... à qui profite la médiatisation grandissante de l'un, tenu par le serment d'Hippocrate, quand elle aide trop manifestement l'autre, sans obligation déontologique ?

 


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jeudi 2 août 2012

Ces super-héros qui hantent notre imaginaire, ces héraults post-modernes qui nous exaltent... nous aident à accepter notre condition humaine si modeste de vrais moldus.



Avant que ne déferle la Batmania

Super-héros et bande dessinée *



* article publié le mercredi 6 septembre 1989, dans le quotidien régional «Le Journal de Toulouse ».





Il est une maison d'édition dont peu connaissent le nom mais dont beaucoup ont lu la production dans le domaine de la bande dessinée : les « Éditions Lug » devenues depuis peu la Sémic France.
Lug, pour évoquer le dieu-lumière des Gaulois et Lugdanum, l'ancien nom de Lyon. Les éditions Lug étaient de fait lyonnaises. Elles s'étaient et sont toujours spécialisées dans quatre genres qui font le bonheur des jeunes d'aujourd'hui et ont fait celui de ces mêmes jeunes que nous fûmes hier... Le western, la jungle, le comique et les Super-Héros.

Retour en arrière



Le 15 septembre 1950 (grande date dans l'histoire de la bande dessinée en France) sortait « Plutos » - rappelez-vous ! Un mensuel format 18 x 24 qui allait accueillir les tribulations de Tex le Ranger, de Blek le Roc. Suivait deux ans après « Pipo », dans un élan comique avec des héros italiens : Pipo (Cucciolo), Concombre (Beppe) et Elastoc (Tiramolla). En 1954, « Plutos » était remplacé par « Pampa » en format 16 x 21. Paraissait à la même époque « Fox », un mensuel consacré au western.

1955 voyait le retour de « Rodéo », qui englobera Tex avec les aventures de Miki le Ranger, aujourd'hui le doyen de la maison. Cette même année sortaient, en mars : « Pim Pam Poum » dont vous connaissaient sans nul doute les personnages iconoclastes, en juin : « Kiwi » avec le Petit Trappeur, le splendide trio du grand Blek le Roc, Roddy l'espiègle et l'huluberlu Dr Occultis... scenari superbes  d'action, dramatiques et comiques qui ont enchanté et enchantent encore les jeunes. Succès sans précédents !

Ce personnage de Blek le Roc sera décliné et son studio de création inventera Cap'tain Swing, publié en 1966 chez les concurrents d'à côté. Les éditions « Aventures & Voyages » hébergeront plus tard le fameux Zagor - l'Esprit à la Hache...


En 1956 sortait « Davy Crockett », devenu ultérieurement « Hondo ». En 1957, courte existence du titre « Jeunesse Sélection ». L'année 1958 voyait la naissance de « Nevada », bimensuel et l'année suivante celles de « Flambo », Spécial Kiwi » et « Spécial Pipo ».


Les éditions Lug ont connu un succès grandissant avec d'autres titres... « Yuma » en 1962, « Zembla » en 1963, un vrai triomphe (son cousin Akim existe chez Aventures & Voyages), « Ombrax » en 1966 avec un succès mitigé puis bien vite apparaissait qui reprenait des scénari d'anciennes séries...
Début février 1969, c'est la grande surprise avec la sortie de « Fantask ». Hélas ! Court plaisir car la censure de l'époque tue l'oiseau dans l’œuf...

Enfin, le 5 janvier 1970, apparait le genre Fantastique qui explose avec le mensuel « Strange », singulier avec son courrier des lecteurs et sa formidable bourse d'échanges.





« Marvel », lui, mourra trop vite... Dès lors, nous voyons s'installer dans l'univers imaginaire des adolescents le royaume des super-héros d'origine US... Suivront « Spécial Strange » (trimestriel) et « Titans » (bi-mensuel). Viendront en 1978 : « Nova » et « Spidey » en 1979. Ces revues que d'autres appellent des fanzines, sont disponibles chez les marchands de journaux, bientôt en librairies pour des albums cartonnés.




Ces super-héros qui ont pour nom Daredevil (casse-cou, en anglais), Silver Surfer (le Surfer d'Argent, mon préféré), Iron Man (l'Homme de Fer), la Torche, Tornade, le Fauve, les 4 Fantastics, Docteur Strange... sont bien souvent des mutants dotés de super-pouvoirs à la suite d'accidents d'origines aussi diverses qu'extraordinaires ou encore des voyageurs d'autres galaxies. Ils volent dans les airs, commandent aux éléments, montrent une force hors du commun, lisent dans les pensées, se téléportent, sont parfois invisibles, leur corps peut être de feu, d'eau, de lave, de sable. Ils mettent leurs talents au service de la justice et de l'honneur pour sauver la veuve et l'orphelin face aux confréries d'êtres malfaisants... ils voyagent dans les espaces intergalactiques, se querellent avec des extra-terrestres, ont des magiciens pour amis.
En un mot, ils vivent dans un monde ou rien n'est impossible. Il faut savoir que John Spielberg et Georges Lucas furent allaités avec cette littérature, jamais sevrés... pour, plus tard, créer deux chefs-d'oeuvre du cinéma : « Rencontre du Troisième Type » et « La Guerre des Étoiles ».

La télévision nous fit mieux découvrir Spiderman (l'Homme-Araignée), jeune étudiant piqué par une araignée radio-active... Hulk (le colosse vert) ce physicien qui se métamorphose sous l'effet de la colère ou de la douleur.



Pourquoi tout cela ?

Selon Freud, le rêve est une composante nécessaire... où la jeunesse peut-elle glaner ce rêve ?
La bande dessinée, quand elle est fantastique, merveilleuse ou de fiction, développe au moins - à mon sens - l'onirisme, la créativité et sert d'exutoire.


Le 13 septembre prochain sort, inspiré d'une bande dessinée « Batman » l'homme chauve-souris, le film tant attendu de cette rentrée... Déjà l'on sait que la batmania va inonder les États-Unis. Il fut un temps où sévissait la supermania avec pour idole l'homme de Krypton, bientôt sera le règne de du jeune play-boy millionnaire qui combat le crime (incarné par John Nicholson) avec des gadgets dingues à faire pâlir James d'envie Bond 007. Seul regret : l'absence de Robin, le fidèle compagnon de Batman dans la bande dessinée originale.
Aussi, parents, en mémoire de vos lectures d'antan, laissez aller rêver vos jeunes têtes blondes devant l'écran blanc... 



Mieux... osez la nostalgie. Accompagnez-les ! Patrick Besset.












Dernière minute : le temps a passé... 23 ans ! 


Et le cinéma s'est emparé avec succès du thème fantastique, servi par un constant perfectionnement des effets spéciaux qui permettent de rendre encore plus ahurissant les exploits de ces personnages hors du commun, l'art du ralenti dans la prise de vue et la 3D sont venus glorifier la qualité des dessins, ont dynamisé les postures aérodynamiques d'hier, ont magnifiés la fougue de leurs élans et l'emphase des story-boards. 


Une déferlante de bientôt une cinquantaine de films depuis les années 70... dont sept épisodes de Batman entre les années 80 et 90. Quatre épisodes de Superman de 1978 à 1987 avec Christopher Reeve dans la peau du kryptonien tombé du ciel, six épisodes réussis de la vie tourmentée de Peter Parker alias Spiderman, une super-saga de plusieurs opus des X-Men et des 4 Fantastics suivant les aventures de ces teen-agers super-héros, entre autres.
 Aujourd'hui, sort le dernier Batman - The Dark Knight Rises et sont annoncés pour 2013 : Iron Man 3, un sixième film de Superman et un nouvel épisode de « The Avengers ».

La fiction flirte avec la vraisemblance !





Ainsi à la retraite de son fondateur, Marcel Navarro, le catalogue des éditions Lug a donc continué de vivre après sa vente à SEMIC France, filiale française du plus grand groupe de presse scandinave. Ce catalogue fut racheté par le Groupe Tournon, en 1998. Le groupe de presse, leader en France du marché de la jeunesse, participa à l'explosion des droits dérivés des super-héros Marvel Comics et DC Comics et absorba intégralement sa filiale en 2005.
Entretemps, bien connues de ceux qui collectionnèrent les images autocollantes de la Coupe du Monde de football dans les années 70... les éditions italiennes Panini Comics, avaient acquises pour la France en 1997, les licences Marvel Comics et DC Comics détenues via leur filiale Disney/Marvel.  
En effet, en 2009, les studios Disney ont mis quatre milliards de dollars américains sur la table pour racheter Marvel Entertainment et ses quelques 5000 personnages... les super-héros - au fil du temps - ont intéressé les ados boutonneux des années 50, leurs enfants et petits-enfants qui verront leurs grands-parents devenus de redoutables gloutons en costard-cravates dans les années 2000, passant du monde imaginaire des Stan Lee et Jack Kirby au quotidien pragmatique des traders de la Bourse de New-York.


 





Pour en savoir plus, n'hésitez pas : envoyez un courrier électronique à Patrick Besset sinon flashez le "QR code" avec votre smartphone ou cliquez dessus...
 

Bulletin météorologique du jour et des suivants car un écrivain averti en vaudrait deux !




Si le temps est à l'orage, emparez-vous d'un recueil de nouvelles joyeuses, vous pourrez toujours entendre les récriminations de votre compagnon ou de votre compagne qui s'époumone dans la pièce voisine sinon votre descendance qui s'étripe à l'étage.
Si la pluie mouille le jardin, lisez des bandes dessinées, des recettes de cuisine ou des magazines automobiles afin de moins vous mortifier...
Si une éclaircie pointe à l'horizon, saisissez le bouquin abandonné l'avant-veille pour vous installer confortablement devant la vitre du salon.
Si le soleil perce au travers des nuages, prenez un des titres que je vous recommande et jetez dans les cendres de la cheminée une mèche de vos cheveux pour conjurer le mauvais sort... mais de grâce, lisez, lisez encore, lisez toujours.

Il n'y a pas que le sexe ou le travail dans la vie, pas plus qu'il n'y aurait que des bons ou des méchants autour de vous...

Playing for Change : un succès planétaire !

Playing for Change est un projet musical multimédia qui met en scène des musiciens des quatre coins du monde pour diffuser un message de paix. En mars 2005, Mark Johnson, ingénieur du son et réalisateur, filme le guitariste et chanteur Roger Ridley dans les rues de Los Angeles, interprétant Stand by me. Il décide alors d'ajouter à cette même chanson d'autres musiciens dont Grandpa Elliot à la Nouvelle-Orleans avec sa voix chaude, en superposant leur interprétation à celle de Roger Ridley.

Il part alors avec son équipe à Barcelone, où il enregistre notamment Clarence Bekker sur Stand by me avant de partir pour l'Afrique du Sud, l'Inde, le Népal, le Proche Orient afin d'enrichir Stand by me et d'autres chansons créées sur ce même concept. La vidéo officielle de Stand By Me compte aujourd'hui plus de 39 millions de visites sur Youtube et Dailymotion (actualisé en 2012).

Stand by Me (Reste près de moi) est une chanson interprétée par Ben E. King alias Benjamin Earl Nelson (1938-2015), composée et écrite en 1961 par lui-même avec Jerry Leiber (1933-2011) et Mike Stoller (1933- ..).

La Fondation Playing for Change est une organisation à but non lucratif destinée au développement d'écoles de musiques à travers le monde. En 2008, une première école de musique est créée par la Fondation à Guglethu, (Ntonga Music School), dans la banlieue de Cape Town, en Afrique du Sud. En 2010 deux écoles de musiques construites et ouvertes: L'École de Musique et de Dance Bizung, à Tamalé (Ghana), L'École de Musique de Kirina (Mali). La Fondation Playing for Change développe des programmes éducatifs au Népal à Tintale (Katmandu) et au Rwanda (Intore Cultural Center) en collaboration avec d'autres organisations.
La formation musicale " The Playing For Change Band " sera en tournée à travers le monde dès février 2012. On y retrouvera Mohammed Alidu (percussions - Nord du Ghana), Clarence Bekker (voix - Pays-Bas/Surinam), Grandpas Elliot (voix/harmonica - Nouvelle-Orléans), Mermans Kenkosenki (voix/percussions - République Démocratique du Congo), Jason Tamba (guitariste - Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo) et Titi Tsira (voix - Gugulethu, township du Cap-Occidental, Afrique du Sud).

D'autres chansons sont rassemblées sur un cd/dvd produit en collaboration avec Concord Records, sorti en avril 2009 aux États-Unis. En 2010, un deuxième album sort, Playing for Change Live, qui réunit des artistes du monde entier sur scène. En 2011, un troisième album sort, "PFC 2: Songs Around The World".

Le documentaire "Playing for change : Peace trough music", (83 min) réalisé par Mark Johnson et Jonathan Walls est un voyage musical sur quatre continents qui relate la réalisation de ces chansons autour du monde, nous mène à la rencontre de musiciens de divers horizons, évoquant la réalité dans laquelle ils vivent et contemplant le pouvoir de la musique en tant que vecteur universel de paix. Le film est d'abord présenté en 2008 dans une version inachevée au Festival du Film de TriBeCa, à New York, avant d'être diffusé dans une version courte (57min), en été 2009 sur le "Public Broadcasting Service" (PBS) - réseau de télévision public à but non lucratif avec 354 stations de télévision membres aux États-Unis qui le détiennent en propriété collective. La version finale (83 min) est sortie aux États-Unis en octobre 2009 aux États-Unis en DVD en septembre 2009.


Pour vous, selon les circonstances, écrire correspond à...



. une vraie corvée qui vous pourrit la vie ? Vive le dictaphone, le téléphone sans fil et votre webcam...


. une étape obligatoire dont vous vous accommodez pour rédiger un rapport, demander une augmentation de salaire, vous plaindre d'un commerçant malhonnête ou dénoncer un voisin trop bruyant ?


. une activité archaïque, de la nostalgie au charme suranné qui vous ramène au temps de votre enfance, à l'époque des pleins et des déliés, du porte-plume, des plumes Sergent-Major et du bonnet d'âne ?


. un simple plaisir qui vous rend heureux, en maniant le verbe et la langue, afin de faire de belles phrases pour offrir de beaux voyages imaginaires à vos correspondants coincés dans la routine du quotidien ?


. une véritable drogue, vous êtes graphomane ? Pas un jour, pas une heure sans une ligne dans votre journal, sur l'écran d'un de vos ordinateurs, sur une feuille blanche, sur une page de carnet, dans la marge du journal parcouru en buvant votre café noir.


. une religion païenne ? Tous les jours, vous remerciez le ciel d'avoir permis aux sumériens des temps Anciens de vous léguer une si belle invention.

... dîtes-moi donc à quoi correspond, pour vous, le temps passé à écrire ?

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Merci Jacquie !


Jacquie Lawson e-cards

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Enfin libre ? Plus de temps libre pour pouvoir écrire, presque zen. Vive l'Euro Millions !




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