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lundi 31 octobre 2011

De la vanité humaine...
Le Prix Goncourt ? Une manne automnale qui ne récompense que trop rarement les fins gourmets !



Connaître en bonne société, le titre du dernier " Prix Goncourt " est pour un lecteur mondain très prétentieux ce qu'est d'accepter de caresser le contour d'un compromis pour un puceau bien trop vertueux : le fol espoir de ne pas être vu comme un niais à la fin de la soirée ! 

Pour l'écrivain, il s'agit de la vente assurée d'environ 400 000 livres dans les mois qui suivront ce qui lui octroiera environ 14 % de droits d'auteur sur le prix de chaque livre vendu, hors taxes.  Si son éditeur a choisi de mettre le bouquin à 20 euros, prix public TTC... les droits d'auteur devraient flirter avec les 896 000 euros !

Une assurance ? 

Une récompense ? 

... à vous de voir, après la lecture du livre ainsi distingué. 

Toujours est-il que l'impétrant recevra au fil des prochains mois, sans coup férir, bien plus que le petit chèque de dix euros remis par l'Académie Goncourt... un montant bien infime en comparaison avec celui du Prix Nobel de Littérature qui est de 10 millions de couronnes suédoises (un peu moins de 1 million d'euros)...

Et la vie continue, la vie est belle...


Lundi 6 novembre 2017...
Le Prix Goncourt 2017 a été attribué à Eric Vuillard pour son court récit "L'ordre du jour", publié chez Actes Sud.

Un bouquin de 150 pages qui creuse son sillon dans les traces de l'Histoire, dans le temps incertain précédant l'Anschluß, cette annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie, le 12 mars 1938, prélude au terrible deuxième conflit mondial du XXe siècle.
Ce n'est qu'au 3e tour de scrutin par 6 voix contre 4, selon les confidences de Didier Decoin que ce livre fut distingué. On ne peut donc pas croire en une qualité remarquable ou bien il nous faut imaginer que les intérêts souterrains des "grosses" maisons d'édition ont fait ferrailler les jurés qui se sont escrimés à fleuret moucheté.
Qui roule pour qui ?








Jeudi 3 novembre 2016...

Le Prix Goncourt 2016 a été attribué à Leila Slimani pour "Chanson douce", chez Gallimard au 1er tour de scrutin par 6 voix. 

Gaël Faye a obtenu 2 voix, il aura été la révélation de l'automne avec le franc succès populaire de son roman "Petit pays" (Grasset). Catherine Cusset pour "L'autre qu'on adorait" (Gallimard) a obtenu 1 voix tout comme Régis Jauffret avec "Cannibales" (Seuil).









Mardi 3 novembre 2015...

Mathias Enard est lauréat du Prix Goncourt 2015 pour son roman "Boussole" (Actes Sud).  
Ses dauphins sont Nathalie Azoulai pour "Titus n'aimait pas Bérénice" (P.O.L), Hédi Kaddour pour "Les prépondérants"  (Gallimard), Tobie Nathan pour "Ce pays qui te ressemble"  (Stock)

 






5 novembre 2014, à 20h...  

c'est Lydie Salvayre qui a finalement obtenu, sans gloire, le Prix Goncourt 2014 pour son roman, « Pas pleurer », au Seuil. 
Lydie Salvayre : Prix Goncourt 2014.
Comme j'ai pu répondre, sur Twitter, à Anne Sinclair (@anne_sinclair), directrice éditoriale du Huffington Post, journal d'information gratuit édité exclusivement sur Internet   (@anne_sinclair), qui s'interrogeait sur la possibilité que Kamel Daoud soit lauréat, il était à craindre que les sempiternelles intriques et coercitions en coulisses de Galligrasseuil auprès du jury ne fassent infléchir leurs votes en la faveur d'un de leurs poulains. Actes Sud était l'outsider qui dérange... bizness is bizness. 
Dont acte ! Mais lire cet excellent article publié sur Huffingtonpost.fr est apaisant... 

En effet, Kamel Daoud a écrit un roman extraordinaire: « Meursault, contre-enquête ». Il nous invite à découvrir les affres vécues par le frangin de la victime de Meursault : le meurtre fut raconté, en 1940, par Albert Camus dans un roman pourtant splendide, « L'Étranger », dans lequel la victime était abandonnée dans un anonymat coupable. J'invite les amateurs de belle littérature à s'en emparer, sans plus tarder pour passer un bon moment.


Vous me direz peut-être, un peu plus tard, ce que vous pensez du livre lauréat 2014 de Lydie Salvayre

Kamel Daoud
« Meursault, contre-enquête » de Kamel Daoud. Actes Sud. 19,00 €.








4 novembre 2013, peu avant 13h...  Plouf-plouf ? Après douze tours de scrutin, à l'issue d'une discussion qui fut plus cordiale qu'amicale, si on en croit une certaine indiscrétion.
Pierre Lemaître : Prix Goncourt 2013.
Pour la Der des Der... Mazette !


 Am, stram, gram,
 Pic et pic et colégram,
 Bour et bour et ratatam,
 Am, stram, gram pic dam.
 Mais comme le Roi et la Reine
 ne le veulent pas,
 ça ne sera pas toi !


 2 novembre 2013... nous apprenons qu'Alexis Jenni n'enseigne plus pour se consacrer totalement à l'écriture et  a publié début octobre chez Gallimard, en toute discrétion, « Élucidations", un recueil d'une cinquantaine d'anecdotes, mal accueillies...

Tiens, nous sommes déjà à J-2... les finalistes pour 2013 ? 

  • « Au revoir là-haut », par Pierre Lemaître (Albin Michel) 
  • « Nue  », par Jean-Philippe Toussaint (Minuit)
  • « L’Invention de nos vies », par Karine Tuil (Grasset) 
  • « Arden », par Frédéric Verger (Gallimard) 

7 novembre 2012 
édité chez Actes Sud, c'est Jérôme Ferrari, professeur de philosophie et conseiller pédagogique au lycée français d'Abu Dhabi - après avoir enseigné au lycée international d'Alger puis au lycée Fesch d'Ajaccio - qui a coupé le fil à l'arrivée, avec cinq voix contre quatre pour " Peste & Choléra ". Ayant déjà intéressé 90 000 lecteurs depuis août 2012, il remporte donc le Prix Goncourt 2012 avec son bouquin " Le Sermon sur la chute de Rome " que l'on dit savoureux et se déroulant en Corse... Hein ?

« Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibniz, transformer un modeste débit de boissons en “meilleur des mondes possibles” ».


Tiens, c'est pas banal !


« 1957. A Alger, le capitaine André Degorce retrouve le lieutenant Horace Andreani, avec lequel il a affronté l’horreur des combats puis de la détention en Indochine. Désormais les prisonniers passent des mains de Degorce à celles d’Andreani, d’un tortionnaire à l’autre : les victimes sont devenues bourreaux. Si Andreani assume pleinement ce nouveau statut, Degorce, dépossédé de lui-même, ne trouve l’apaisement qu’auprès de Tahar, commandant de l’ALN, retenu dans une cellule qui prend des allures de confessionnal où le geôlier se livre à son prisonnier…
Sur une scène désolée, fouettée par le vent, le sable et le sang, dans l’humidité des caves algéroises où des bourreaux se rassemblent autour des corps nus, Jérôme Ferrari, à travers trois personnages réunis par les injonctions de l’Histoire dans une douleur qui n’a, pour aucun d’eux, ni le même visage ni le même langage, trace, par-delà le bien et le mal, un incandescent chemin d’écriture vers l’impossible vérité de l’homme dès lors que l’enfer s’invite sur terre
».


Toutefois, on murmure que ce Prix Goncourt 2012 ne couronne pas le meilleur de ses romans... " Où j'ai laissé mon âme " (Actes Sud - 2010), court roman de 160 pagesétait fracassant. Déjà la Guerre d'Algérie... avant Alexis Jenni.









Le 4 septembre 2012... est annoncée la sélection des 12 bouquins pour le Prix Goncourt 2012 qui sera  décerné le 7 novembre.

  • L’Enfant grec de Vassilis Alexakis (Stock)
  • Partages de Gwenaëlle Aubry (Mercure de France)
  • Ils désertent de Thierry Beinstingel (Fayard)
  • Orchidée fixe de Serge Bramly (JC Lattès)
  • Peste et Choléra de Patrick Deville (Seuil)
  • La Vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker (Fallois)
  • Rue des voleurs de Mathias Enard (Actes Sud)
  • Le Sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari (Actes Sud)
  • Quel Trésor ! de Gaspard-Marie Janvier (Fayard)
  • Lame de fond de Linda Lê (Bourgois)
  • Le Terroriste noir de Tierno Monenembo (Seuil)
  • Comme une bête de Joy Sorman (Gallimard)
Zut ! Je n'en ai lu aucun...

Entre-temps, les finalistes auront été dévoilés le 30 octobre 2012 depuis la capitale libanaise à l'occasion du Salon du livre francophone de Beyrouth.

Qu'en fut-il en novembre 2011 ?


Aussi, à J-2 pour cet automne 2011... les membres du jury du Prix Goncourt doivent se prononcer entre quatre livres. L'occasion d'un très bon gueuleton chez Drouant qui les invite... en entrée, un bel homard en mousse, un prometteur foie gras d'oie et un délicieux chutney d'oignons, poivre de Madagascar et amandes; ensuite un dos de bar cuit à la vapeur, accompagné de tarte d'huîtres et caviar Naccaro, suivi d'une ballottine de lièvre, quelques bonnes bouteilles pour trinquer avec ferveur dont un comté millésime 2008, une Petite Jumalie et un Puligny-Montrachet pour finir sur un soufflé glacé au Grand Marnier. Caramba ! L'addition ? Laissez, c'est pour moi...
Menu que l'on pourrait croire ne coûtant que le montant du chèque remis au récipiendaire par l'Académie: 10 euros... osera-t-il l'encaisser ou, comme tant d'autres avant lui, l'encadrera-t-il par simple superstition ? Oh, mais il n'y a pas de petit profit, dirait chaque éditeur... à moins qu'il constitue un objet si rare qu'il fera la joie des héritiers le mettant aux enchères d'ici à quelques décennies.

La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont. Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable... selon Curnonsky dit le Prince des Gastronomes.


Qui sont donc ces dix heureux convives en novembre 2016 ? 

  • au premier couvert, Bernard Pivot (Président de l'académie Goncourt depuis le 7 janvier 2014),
  • au deuxième couvert, Eric-Emmanuel Schmitt (depuis 2016, il succède à Edmonde Charles-Roux, doyenne du Goncourt, et sa présidente de 2002 à 2014, âgée de 95 ans, qui avait demandé à se retirer),
  • au troisième couvert, Didier Decoin (depuis 1995, au couvert de Jean Cayrol appelé à l'honorariat), secrétaire général,
  • au quatrième couvert, Paule Constant (depuis janvier 2013) à la suite de Robert Sabatier,
  • au cinquième couvert, Patrick Rambaud (depuis 2008),
  • au sixième couvert, Tahar Ben Jelloun (depuis 2008),
  • au septième couvert, Virginie Despentes (élue en 2016, elle pris le « couvert » de Régis Debray, qui avait démissionné en novembre 2015, arguant « d’obligations de travail »,
  • au huitième couvert, Françoise Chandernagor (depuis 1995), trésorière,
  • le neuvième couvert, Philippe Claudel (depuis le 11 janvier 2012) à la suite de Jorge Semprún qui s'en est allé rejoindre les princes de la pensée, le 7 juin 2011,
  • au dixième couvert, Pierre Assouline (depuis le 11 janvier 2012) qui a remplacé Françoise Mallet-Joris ayant démissionné pour raisons de santé après avoir demandé l'honorariat en 2011.

      ...  étrange Cène !..



Alain Gillot-Pétré, chez Drouant, nous découvre malicieusement les coulisses de la cuisine littéraire, en 1979... Nostalgie !



Carole Martinez (photo Catherine Cogelman / Opale)
 * " Du domaine des Murmures " de Carole Martinez, chez Gallimard - 16,90 euros. 

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe...
  Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte. 


  Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.

  « Je suis l'ombre qui cause.
  Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter d'exister.
  Je suis la vierge des Murmures.
  À toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées. […]
  J'ai tenté d'acquérir la force spirituelle, j'ai rêvé de ne plus être qu'une prière et d'observer mon temps à travers un judas, ouverture grillée par où l'on m'a passé ma pitance durant des années. Cette bouche de pierre est devenue la mienne, mon unique orifice. C'est grâce à elle que j'ai pu parler enfin, murmurer à l'oreille des hommes et les pousser à faire ce que jamais mes lèvres n'auraient pu obtenir, même dans le plus doux des baisers. […]
  Entre dans l'eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t'entraîner par des sentes et des goulets qu'aucun vivant n'a encore empruntés. Je veux dire à m'en couper le souffle.
  Écoute ! ».



* " Retour à Killybegs " de Sorj Chalandon, chez Grasset - 20 euros.



  Une nuit de décembre 2005, j’ai écrit le mot effroi sur mon carnet. Le premier qui m’est venu. Je l’ai entouré de dizaines de cercles noirs, jusqu’à ce que le papier cède. Je venais d’apprendre que Denis, un ami irlandais, trahissait son pays depuis 20 ans. Et son combat, et sa famille, et tous ceux qu’il avait serrés dans ses bras. Effroi, ce fut le premier mot. Il a donné naissance à Mon traître, publié chez Grasset en 2008.
Ce livre était un roman. Un masque. J’avais vieilli mon traître, changé son histoire. Je lui avais sculpté un autre visage, donné un autre regard que le sien. Et moi, je m’étais fait luthier. Pas journaliste. Surtout pas. Qu’est-ce qu’un journaliste pouvait bien faire dans une histoire d’amour ? Dissimulé derrière l’effroi d’Antoine le Français, j’ai ainsi raconté l’histoire de Tyrone l’Irlandais.
Sorj Chalandon (photo Roberto Frankenberg-Grasset)
En secret aussi, j’essayais de comprendre, d’accepter, de ne pas cesser de l’aimer. Avec la trahison, la confiance était pourtant morte, et aussi l’amitié, la dignité et tellement de certitudes. Quatre mois plus tard, Denis était assassiné. Alors j’ai tué Tyrone à sa suite.
Après la publication de Mon Traître, le tombeau est resté ouvert. J’avais écrit Tyrone pour pleurer Denis mais soudain, les deux fantômes me demandaient des comptes. Le vrai, abattu au fusil de chasse. L’autre, à peine masqué par mes mots. Je n’avais pourtant pas condamné mon traître et Antoine n’avait pas jugé le sien. J’avais essayé de les écouter, de les regarder, de les comprendre. Mais cela n’a pas suffit à leur repos. Et je n’étais pas apaisé.
Quelque chose manquait à la cérémonie des adieux.
Aveuglé par la souffrance d’Antoine, j’en avais oublié Tyrone. Son histoire me manquait. Il me manquait aussi. Alors j’ai décidé de le rejoindre.
Pour écrire Retour à Killybegs, je me donc suis glissé deux ans dans la peau du traître. Il est le narrateur de ce roman. Il raconte son enfance misérable, les coups du père, les bombes allemandes, les balles anglaises, son amour de république, la première arme au creux de sa main, les humiliations, les privations, l’extrême violence, ses jours et ses nuits de cachot. Il raconte sa trahison. Le piège anglais refermé sur sa gorge. L’argent ennemi glissé dans sa poche. Sa crainte de mourir, sa terreur de vivre. Cette communauté qui était la sienne, ces amis devenus étrangers, cette fraternité qu’il frappe dans le dos. Il raconte une vie sans sommeil, sans appétit, sans goût, sans couleur, sans plus rien. Il raconte sa femme, qui dort à ses côtés et ne se doute pas. Il raconte son fils si fier de lui. Il raconte sa terre devenue grise, son ciel passé au noir, la pluie qui ne le quitte plus. Il raconte son drapeau délavé, sa république blessée. Il raconte l’Irlande brusquement hostile. Il raconte sa peur de traître, sa solitude de traître, son désarroi de traître. Et je l’accompagne jusqu’au bout de sa nuit.
Dans Mon traître, je demandais au lecteur de partager la douleur du trahi. Dans Retour à Killybegs, je lui offre de partager l’effroi de la trahison.
- Lui as-tu pardonné ?

Mille fois, j’ai entendu cette question. Effacer ? Je ne dois pas. Oublier ? Je ne peux pas. Mais je n’éprouve plus de rancœur. » 
Sorj Chalandon





 *  " L'art français de la guerre " d'Alexis Jenni, chez Gallimard - 21 euros

« J'allais mal ; tout va mal ; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre.
Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails.
Alexis Jenni (photo Alexandre Marchi)
  Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue. » 

 
  « L'armée en France est un sujet qui fâche. On ne sait pas quoi penser de ces types, et surtout pas quoi en faire. L'armée en France est muette, elle obéit ostensiblement au chef des armées, ce civil élu qui n'y connaît rien, qui s'occupe de tout et la laisse faire ce qu'elle veut. Ces militaires on les préfère à l'écart, entre eux dans leurs bases fermées de la France du Sud, ou alors à parcourir le monde pour surveiller les miettes de l'Empire. On préfère qu'ils soient loin, qu'ils soient invisibles ; qu'ils ne nous concernent pas. On préfère qu'ils laissent aller leur violence ailleurs, dans ces territoires très éloignés peuplés de gens si peu semblables à nous que ce sont à peine des gens. ». Alexis Jenni.




* " La belle amour humaine " de Lyonel Trouillot, chez Actes Sud - 17 euros.


Dans un petit village côtier d'une île des Caraïbes, une jeune Occidentale est venue, sur les traces de son père,  éclaircir l'énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman familial.
Au fil de récits qu'elle recueille et qui, chacun à leur manière, posent une question essentielle –
Lyonel Trouillot (photo Georges Seguin)
"Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ?" –, se déploie, de la confrontation au partage, une cartographie de la fraternité nécessaire des vivants face aux appétits féroces de ceux qui tiennent pour acquis que le monde leur appartient.




Pour ma part, j'ai une petite faiblesse pour le poète haïtien... 
Un si beau titre rendant hommage à l’écrivain haïtien Jacques Stephen Alexis, assassiné en avril 1961 par la dictature de Duvalier, n'est-il pas la belle promesse d'un bon moment de lecture, d'un grand moment de partage ?

Dernière minute, mercredi  2 novembre 2011, 12h45...
AFP/Bertrand Guay
Le nom du lauréat vient d'être dévoilé : Alexis Jenni au premier tour par 5 voix contre 3 à Carole Martinez (Françoise Mallet-joris n'ayant pas participé au vote et Jorge Semprun étant excusé pour avoir rejoint les anges) pour son premier roman, envoyé par La Poste au printemps dernier : " L'art français de la guerre ". Le bouquin fut publié à la mi-août avec un premier tirage de 60 000 exemplaires ... courageux ! Il s'agit des vingt-neuf années d'aventures militaires coloniales racontées à un jeune con, vendeur de journaux publicitaires, se rendant à Voracieux-les-Bredins pour y apprendre à dessiner à l'encre de Chine, auprès de ce capitaine Victorien Salagnon, rencontré par hasard dans un bar-PMU, cet ancien officier parachutiste doué pour le dessin, aujourd'hui à la retraite, marié à Eurydice Kaloyannis... Alors même que Gallimard fête son centenaire en cette année 2011. 
Que le hasard fait bien les choses !
J'aime bien feuilleter les pages de son blog, " Voyages pas très loin... j'aime bien aller dans Lyon " que j'ai découvert par hasard et je savoure encore dans la feuille de chou annuelle d'un collectif lyonnais, " Pas de quartier !, " la lecture au second degré  de son premier mémorable coup de gueule de décembre 2003, contre les neuf chaises vues comme des armes de destruction sociale, installées à Lyon, place Valensio, par une municipalité indigne... et de ses contestations de l'aménagement de la place Benoît Crépu où il réside : un parking souterrain de 800 places y fut creusé de 2003 à 2005 !
J'aime y lire ses saines indignations... et que dire de ses dénonciations pamphlétaires empruntant la promptitude de la bande dessinée ? Un pur régal, en noir et blanc... osant penser que l'écrivain rebelle ne se transformera pas en auteur embourgeoisé.





 










* Il sera présent à Toulouse, le samedi 12 novembre 2011 de 17H00 à 19H00, à la Librairie 



 ... pour les lecteurs curieux d'en savoir plus  !


Il est à noter que lors de la semaine qui a suivi l'annonce du Prix Goncourt 2011, les ventes de l'œuvre d'Alexis Jenni se sont presque envolées : 25 000 exemplaires vendus, tout autant que depuis sa publication en août dernier. Depuis, le total des ventes a atteint 214 642 exemplaires (actualisation au 26 août 2012 - Cf. Édistat)... un score qui pourra être vu, somme toute, comme particulièrement décevant, à quelques jours de la rentrée littéraire de l'automne 2012 !
En outre, un buzz sur le Net a fait état d'un travail bâclé de relecture avant impression en raison d'un trop grand nombre de coquilles pour ce qui est de l'édition numérique du bouquin - 619 pages à 14,99 €)... les même coquilles retrouvées dans l'édition papier. Pendant ce temps, Flammarion à la si belle rentabilité est en vente pour un prix s'établissant entre 200 et 250 millions d'euros. Gallimard est à la corde et reste favori pour la dernière ligne droite, osant racheter plus gros que lui !





Va bientôt naître la controverse sur les thèses en contre-chant de ce roman bien ambigu et vraiment étrange, dont certains ont trouvé la lecture fastidieuse, ennuyeuse... écrit par un professeur de sciences naturelles qui se pensait écrivain raté après avoir été recalé à quinze reprises par les éditeurs !
Qui a dit que la patience et la pugnacité ne sont jamais totalement récompensées ?
Le soir même, Alexis Jenni fraîchement couronné aurait déclaré à table, chez Gallimard : « La nuit dernière, j’ai rêvé que j’avais le Goncourt. Quel rêve minable ! J’aurais au moins pu rêver du Nobel ! ».
Cabotin ?

Un peu d'histoire littéraire ? Voici la liste des lauréats depuis 1903...  


•    1903 - John-Antoine Nau, Force ennemie (Plume)
•    1904 - Léon Frapié, La Maternelle (Albin Michel)
•    1905 - Claude Farrère, Les Civilisés (Flammarion)
•    1906 - Jérôme et Jean Tharaud, Dingley, l'illustre écrivain (Cahiers de la Quinzaine)
•    1907 - Émile Moselly, Terres lorraines et Jean des Brebis ou le livre de la misère (Plon)
•    1908 - Francis de Miomandre, Écrit sur l'eau (Émile-Paul)
•    1909 - Marius-Ary Leblond, En France (Fasquelle)
•    1910 - Louis Pergaud, De Goupil à Margot (Mercure de France)
•    1911 - Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines (Grasset)
•    1912 - André Savignon, Filles de la pluie (Grasset)
•    1913 - Marc Elder, Le Peuple de la mer (Calmann-Lévy)
•    1914 - Adrien Bertrand, L'Appel du sol (Calmann-Lévy) (décerné en 1916)
•    1915 - René Benjamin, Gaspard (Fayard)
•    1916 - Henri Barbusse, Le Feu (Flammarion)
•    1917 - Henry Malherbe, La Flamme au poing (Albin Michel)
•    1918 - Georges Duhamel, Civilisation (Mercure de France)
•    1919 - Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs (volume 2 d'À la recherche du temps perdu) (Gallimard)
•    1920 - Ernest Pérochon, Nêne (Clouzot puis Plon)
•    1921 - René Maran, Batouala (Albin Michel)
•    1922 - Henri Béraud, Le Vitriol de Lune et Le Martyre de l'obèse (Albin Michel)
•    1923 - Lucien Fabre, Rabevel ou le Mal des ardents (Gallimard)
•    1924 - Thierry Sandre, Le Chèvrefeuille, le Purgatoire, le Chapitre XIII (Gallimard)
•    1925 - Maurice Genevoix, Raboliot (Grasset)
•    1926 - Henri Deberly, Le Supplice de Phèdre (Gallimard)
•    1927 - Maurice Bedel, Jérôme 60° latitude nord (Gallimard)
•    1928 - Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé (Rieder)
•    1929 - Marcel Arland, L'Ordre (Gallimard)
•    1930 - Henri Fauconnier, Malaisie (Stock)
•    1931 - Jean Fayard, Mal d'amour (Fayard)
•    1932 - Guy Mazeline, Les Loups (Gallimard)
•    1933 - André Malraux, La Condition humaine (Gallimard)
•    1934 - Roger Vercel, Capitaine Conan (Albin Michel)
•    1935 - Joseph Peyré, Sang et lumières (Grasset)
•    1936 - Maxence Van der Meersch, L'Empreinte du dieu (Albin Michel)
•    1937 - Charles Plisnier, Faux Passeports (Corrêa)
•    1938 - Henri Troyat, L'Araigne (Plon)
•    1939 - Philippe Hériat, Les Enfants gâtés (Gallimard)
•    1940 - Francis Ambrière, Les Grandes Vacances (Nouvelle France)
•    1941 - Henri Pourrat, Vent de Mars (Gallimard)
•    1942 - Marc Bernard, Pareils à des enfants (Gallimard)
•    1943 - Marius Grout, Passage de l'homme (Gallimard)
•    1944 - Elsa Triolet, Le premier accroc coûte 200 francs (Gallimard)
•    1945 - Jean-Louis Bory, Mon village à l'heure allemande (Flammarion)
•    1946 - Jean-Jacques Gautier, Histoire d'un fait divers (Julliard)
•    1947 - Jean-Louis Curtis, Les Forêts de la nuit (Julliard)
•    1948 - Maurice Druon, Les Grandes Familles (Julliard)
•    1949 - Robert Merle, Week-end à Zuydcoote (Gallimard)
•    1950 - Paul Colin, Les Jeux sauvages (Gallimard)
•    1951 - Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes (J. Corti), refusé par l'auteur
•    1952 - Béatrix Beck, Léon Morin, prêtre (Gallimard)
•    1953 - Pierre Gascar, Les Bêtes (Gallimard)
•    1954 - Simone de Beauvoir, Les Mandarins (Gallimard)
•    1955 - Roger Ikor, Les Eaux mêlées (Albin Michel)
•    1956 - Romain Gary, Les Racines du ciel (Gallimard)
•    1957 - Roger Vailland, La Loi (Gallimard)
•    1958 - Francis Walder, Saint-Germain ou la Négociation (Gallimard)
•    1959 - André Schwartz-Bart, Le Dernier des Justes (Seuil)
•    1960 - Vintila Horia, Dieu est né en exil, prix attribué, mais non décerné à l'auteur en raison de révélations politiques
•    1961 - Jean Cau, La Pitié de Dieu (Gallimard)
•    1962 - Anna Langfus, Les Bagages de sable (Gallimard)
•    1963 - Armand Lanoux, Quand la mer se retire (Julliard)
•    1964 - Georges Conchon, L'État sauvage (Albin Michel)
•    1965 - Jacques Borel, L'Adoration (Gallimard)
•    1966 - Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme (Grasset)
•    1967 - André Pieyre de Mandiargues, La Marge (Gallimard)
•    1968 - Bernard Clavel, Les Fruits de l'hiver (Laffont)
•    1969 - Félicien Marceau, Creezy (Gallimard)
•    1970 - Michel Tournier, Le Roi des aulnes (Gallimard)
•    1971 - Jacques Laurent, Les Bêtises (Grasset)
•    1972 - Jean Carrière, L'Épervier de Maheux (J.J. Pauvert)
•    1973 - Jacques Chessex, L'Ogre (Grasset)
•    1974 - Pascal Lainé, La Dentellière (Gallimard)
•    1975 - Émile Ajar (Romain Gary), La Vie devant soi (Mercure de France)
•    1976 - Patrick Grainville, Les Flamboyants (Seuil)
•    1977 - Didier Decoin, John l'Enfer (Seuil)
•    1978 - Patrick Modiano, Rue des boutiques obscures (Gallimard)
•    1979 - Antonine Maillet, Pélagie la Charrette (Grasset)
•    1980 - Yves Navarre, Le Jardin d'acclimatation (Flammarion)
•    1981 - Lucien Bodard, Anne Marie (Grasset)
•    1982 - Dominique Fernandez, Dans la main de l'Ange (Grasset)
•    1983 - Frédérick Tristan, Les Égarés (Balland)
•    1984 - Marguerite Duras, L'Amant (Minuit)
•    1985 - Yann Queffélec, Les Noces barbares (Gallimard)
•    1986 - Michel Host, Valet de nuit (Grasset)
•    1987 - Tahar Ben Jelloun, La Nuit sacrée (Seuil)
•    1988 - Erik Orsenna, L'Exposition coloniale (Seuil)
•    1989 - Jean Vautrin, Un grand pas vers le Bon Dieu (Grasset)
•    1990 - Jean Rouaud, Les Champs d'honneur (Minuit)
•    1991 - Pierre Combescot, Les Filles du Calvaire (Grasset)
•    1992 - Patrick Chamoiseau, Texaco (Gallimard)
•    1993 - Amin Maalouf, Le Rocher de Tanios (Grasset)
•    1994 - Didier Van Cauwelaert, Un aller simple (Albin Michel)
•    1995 - Andreï Makine, Le Testament français (Mercure de France)
•    1996 - Pascale Roze, Le Chasseur Zéro (Albin Michel)
•    1997 - Patrick Rambaud, La Bataille (Grasset)
•    1998 - Paule Constant, Confidence pour confidence (Gallimard)
•    1999 - Jean Echenoz, Je m'en vais (Minuit)
•    2000 - Jean-Jacques Schuhl, Ingrid Caven (Gallimard)
•    2001 - Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil (Gallimard)
•    2002 - Pascal Quignard, Les Ombres errantes (Grasset)
•    2003 - Jacques-Pierre Amette, La Maîtresse de Brecht (Albin Michel)
•    2004 - Laurent Gaudé, Le Soleil des Scorta (Actes Sud)
•    2005 - François Weyergans, Trois jours chez ma mère (Grasset)
•    2006 - Jonathan Littell, Les Bienveillantes (Gallimard)
•    2007 - Gilles Leroy, Alabama song (Mercure de France)
•    2008 - Atiq Rahimi, Syngué sabour. Pierre de patience (P.O.L.)
•    2009 - Marie NDiaye, Trois Femmes puissantes (Gallimard)
•    2010 - Michel Houellebecq, La Carte et le Territoire (Flammarion)

•    2011 - Alexis Jenni, L'art français de la guerre (Gallimard)
•    2012 - Jérôme Ferrari, Le Sermon sur la chute de Rome (Actes Sud) 
•    2013 - Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (Albin Michel)
•    2014 - Lydie Salvayre, Pas pleurer (Seuil)
•    2015 - Mathias Énard, Boussole (Actes Sud)
•    2016 - Leïla Slimani, Chanson douce (Gallimard)
•    2017 - Eric Vuillard, L'ordre du jour (Actes Sud)









Et puis, qui peut prétendre que le Prix Goncourt distingue immanquablement un écrivain de si grand talent que la mémoire collective gravera assurément son nom dans le marbre des marches d'un Panthéon pour les siècles des siècles ?


Quelques bonnes lectures ! 


 

Pour les scolaires, les curieux ou autres lecteurs trop pressés, un résumé de 6 pages (1,95 €) et une belle fiche de lecture de 14 pages (3,95 €) au format ePub du livre d'Alexis Jenni composés par Valérie Fabre pour LePetitLitéraire.fr, téléchargeables en cliquant sur les photos.



Parutions des 18 août 2011 & 15 mai 2012


L'art francais de la guerre d'Alexis Jenni chez Gallimard  - Écouter lire (édition audio-vidéo).
Philippe Caubère prête sa voix et son énergie à cette fresque fascinante. Une lecture qui bouscule, interroge et résonne longtemps.
Texte abrégé en collaboration avec l'auteur ?!?
Le coffret contient deux CD audio au format MP3. Durée d'écoute : environ 20 h. 30 euros.
 

Et chez Gallimard - À vue d’œil (édition en gros caractères) - coffret de 2 volumes, 976 pages. 42 euros.


Petite annexe qui n'a rien à voir... ça y est !  
Le 26 juin 2012,  le groupe italien de médias et d'édition RCS Mediagroup, propriétaire à 100 % de Flammarion depuis 2000, avait signalé l'accord avec Gallimard pour une étrange cession à 185 millions d'euros en regard du chiffre d'affaires de 278 millions d'euros (distribution comprise)... le 30 août 2012, l'Autorité de la concurrence a donné son feu vert, sans condition, à cette acquisition en autorisant la société Madrigal pour le groupe Gallimard à monter sur la troisième marche du podium de l'édition française, en compagnie du Groupe Hachette et d'Éditis : tiercé gagnant dans l'ordre !




Communiqué du 30 août 2012 : Édition

« L'Autorité de la concurrence autorise le rachat du groupe Flammarion par le groupe Gallimard.
L'Autorité de la concurrence vient d'autoriser la prise de contrôle du groupe Flammarion par le groupe Gallimard, considérant que l'opération ne posait pas de problèmes de concurrence.

Le groupe Gallimard et le groupe Flammarion sont actifs dans le secteur de l'édition, de la diffusion, de la distribution et de la vente de livres. Chacun des deux groupes détient plusieurs maisons d'édition spécialisées dans la littérature générale, la jeunesse, les beaux livres, les livres parascolaires, les bandes dessinées. Pour Gallimard, il s'agit notamment des Éditions Gallimard, Folio, des Éditions Denoël, Mercure de France, Ed. de la Table Ronde, P.O.L. Éditeur, Éditions Alternatives, Gallimard Loisirs, Gallimard Jeunesse, Éditions Les Grandes Personnes, Gallimard, Gallisol ; et pour Flammarion des Éditions Flammarion, Nexso, ESFP, Casterman, J'ai Lu et Audie.

Grâce à l'acquisition du groupe Flammarion, le groupe Gallimard renforcera significativement sa position et deviendra le troisième opérateur du secteur. La nouvelle entité continuera cependant à faire face à la concurrence de plusieurs opérateurs détenant des positions équivalentes ou supérieures à la sienne et notamment à la concurrence des deux principaux groupes d'édition en France, Hachette et Éditis, qui sont verticalement intégrés et sont présents sur tous les segments de marché sur lesquels la nouvelle entité sera présente ainsi qu'à la concurrence d'opérateurs de taille plus modeste ou d'opérateurs spécialisés sur certaines catégories d'ouvrages mais qui sont également susceptibles d'exercer une pression concurrentielle sur la nouvelle entité sur les segments de marché sur lesquels ils interviennent.

L'Autorité de la concurrence a donc pu écarter tout risque d'atteinte à la concurrence, et a autorisé l'opération sans conditions ». Cf.  décision 12-DCC-126 du 30 août 2012.




 



 Pour en savoir plus, n'hésitez pas : envoyez un courrier électronique à Patrick Besset sinon flashez le "QR code" avec votre smartphone ou cliquez dessus...

1 commentaires :

pichenette a dit…

Bonjour Patrick. Merci d'être passé dans ma caverne d'Ali baba et d'y avoir déniché au moins une trouvaille à ton goût! Je suis une blogueuse tout à fait occasionnelle, très fière d'avoir créé un labyrinthe suffisamment intéressant pour que tu t'y engages et pas trop difficile pour que tu finisses enfin par trouver la page contact!
Ainsi donc, écrire avant tout te mène à lire et à trouver également que la consécration d'un poulain Gallimard l'année du centenaire Gallimard est un très Zeureux Zasard!

Bulletin météorologique du jour et des suivants car un écrivain averti en vaudrait deux !




Si le temps est à l'orage, emparez-vous d'un recueil de nouvelles joyeuses, vous pourrez toujours entendre les récriminations de votre compagnon ou de votre compagne qui s'époumone dans la pièce voisine sinon votre descendance qui s'étripe à l'étage.
Si la pluie mouille le jardin, lisez des bandes dessinées, des recettes de cuisine ou des magazines automobiles afin de moins vous mortifier...
Si une éclaircie pointe à l'horizon, saisissez le bouquin abandonné l'avant-veille pour vous installer confortablement devant la vitre du salon.
Si le soleil perce au travers des nuages, prenez un des titres que je vous recommande et jetez dans les cendres de la cheminée une mèche de vos cheveux pour conjurer le mauvais sort... mais de grâce, lisez, lisez encore, lisez toujours.

Il n'y a pas que le sexe ou le travail dans la vie, pas plus qu'il n'y aurait que des bons ou des méchants autour de vous...

Vous lisez ? Un peu, beaucoup...

Créez gratuitement votre questionnaire en ligne avec SurveyMonkey.

Playing for Change : un succès planétaire !

Playing for Change est un projet musical multimédia qui met en scène des musiciens des quatre coins du monde pour diffuser un message de paix. En mars 2005, Mark Johnson, ingénieur du son et réalisateur, filme le guitariste et chanteur Roger Ridley dans les rues de Los Angeles, interprétant Stand by me. Il décide alors d'ajouter à cette même chanson d'autres musiciens dont Grandpa Elliot à la Nouvelle-Orleans avec sa voix chaude, en superposant leur interprétation à celle de Roger Ridley.

Il part alors avec son équipe à Barcelone, où il enregistre notamment Clarence Bekker sur Stand by me avant de partir pour l'Afrique du Sud, l'Inde, le Népal, le Proche Orient afin d'enrichir Stand by me et d'autres chansons créées sur ce même concept. La vidéo officielle de Stand By Me compte aujourd'hui plus de 39 millions de visites sur Youtube et Dailymotion (actualisé en 2012).

Stand by Me (Reste près de moi) est une chanson interprétée par Ben E. King alias Benjamin Earl Nelson (1938-2015), composée et écrite en 1961 par lui-même avec Jerry Leiber (1933-2011) et Mike Stoller (1933- ..).

La Fondation Playing for Change est une organisation à but non lucratif destinée au développement d'écoles de musiques à travers le monde. En 2008, une première école de musique est créée par la Fondation à Guglethu, (Ntonga Music School), dans la banlieue de Cape Town, en Afrique du Sud. En 2010 deux écoles de musiques construites et ouvertes: L'École de Musique et de Dance Bizung, à Tamalé (Ghana), L'École de Musique de Kirina (Mali). La Fondation Playing for Change développe des programmes éducatifs au Népal à Tintale (Katmandu) et au Rwanda (Intore Cultural Center) en collaboration avec d'autres organisations.
La formation musicale " The Playing For Change Band " sera en tournée à travers le monde dès février 2012. On y retrouvera Mohammed Alidu (percussions - Nord du Ghana), Clarence Bekker (voix - Pays-Bas/Surinam), Grandpas Elliot (voix/harmonica - Nouvelle-Orléans), Mermans Kenkosenki (voix/percussions - République Démocratique du Congo), Jason Tamba (guitariste - Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo) et Titi Tsira (voix - Gugulethu, township du Cap-Occidental, Afrique du Sud).

D'autres chansons sont rassemblées sur un cd/dvd produit en collaboration avec Concord Records, sorti en avril 2009 aux États-Unis. En 2010, un deuxième album sort, Playing for Change Live, qui réunit des artistes du monde entier sur scène. En 2011, un troisième album sort, "PFC 2: Songs Around The World".

Le documentaire "Playing for change : Peace trough music", (83 min) réalisé par Mark Johnson et Jonathan Walls est un voyage musical sur quatre continents qui relate la réalisation de ces chansons autour du monde, nous mène à la rencontre de musiciens de divers horizons, évoquant la réalité dans laquelle ils vivent et contemplant le pouvoir de la musique en tant que vecteur universel de paix. Le film est d'abord présenté en 2008 dans une version inachevée au Festival du Film de TriBeCa, à New York, avant d'être diffusé dans une version courte (57min), en été 2009 sur le "Public Broadcasting Service" (PBS) - réseau de télévision public à but non lucratif avec 354 stations de télévision membres aux États-Unis qui le détiennent en propriété collective. La version finale (83 min) est sortie aux États-Unis en octobre 2009 aux États-Unis en DVD en septembre 2009.


Pour vous, selon les circonstances, écrire correspond à...



. une vraie corvée qui vous pourrit la vie ? Vive le dictaphone, le téléphone sans fil et votre webcam...


. une étape obligatoire dont vous vous accommodez pour rédiger un rapport, demander une augmentation de salaire, vous plaindre d'un commerçant malhonnête ou dénoncer un voisin trop bruyant ?


. une activité archaïque, de la nostalgie au charme suranné qui vous ramène au temps de votre enfance, à l'époque des pleins et des déliés, du porte-plume, des plumes Sergent-Major et du bonnet d'âne ?


. un simple plaisir qui vous rend heureux, en maniant le verbe et la langue, afin de faire de belles phrases pour offrir de beaux voyages imaginaires à vos correspondants coincés dans la routine du quotidien ?


. une véritable drogue, vous êtes graphomane ? Pas un jour, pas une heure sans une ligne dans votre journal, sur l'écran d'un de vos ordinateurs, sur une feuille blanche, sur une page de carnet, dans la marge du journal parcouru en buvant votre café noir.


. une religion païenne ? Tous les jours, vous remerciez le ciel d'avoir permis aux sumériens des temps Anciens de vous léguer une si belle invention.

... dîtes-moi donc à quoi correspond, pour vous, le temps passé à écrire ?

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Enfin libre ? Plus de temps libre pour pouvoir écrire, presque zen. Vive l'Euro Millions !




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Voici quelques destinations intéressantes, drôles parfois :

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